12 February 1830

Monsieur Pape Musicale Evening

 

Paris: Salle Pape

Programme

Free Piano Fantasia, incl. Jean de ParisMr. Moscheles 
StudiesMr. MoschelesMoscheles
Piano Fantasia, The Recollections of Ireland,
with Orchestral Accompaniments
Mr. MoschelesMoscheles
Principal Instrumentalists: Mr. Moscheles

———————————

Programme Notes: The piano brand was Pape.


Review

Revue Musicale, vol. 7 (February 20, 1830): 84.

—M. Moschèles a quitté Paris le 13 de ce mois, pour se rendre à Londres. Le 12, il s’est fait entendre trois fois dans une soirée musicale qui a été donnée par M. Pape dans ses salons, et trois fois il a excité l’enthousiasme des artistes qui faisaient partie de cette réunion. D’abord, il a joué des études choisies dans le recueil dont nous avons donné l’analyse dans la livraison précédente de la Revue Musicale. Le style de la composition, où brille autant d’originalité que d’élégance et de pureté, n’a pas moins charmé les auditeurs que l’exécution parfaite du virtuose. La charmante fantaisie qui a pour titre : les Souvenirs de l’Irlande est venue ensuite faire admirer l’art qui brille dans l’arrangement des mélodies singulières qui lui servent de thèmes. Cette fantaisie n’est point un de ces brillants colifichets qui se présentent sous une forme convenue toujours semblable ; c’est une composition non-seulement agréable, mais bien faite, consciencieuse et digne de tenir une place dans les productions dont l’art s’honore. Quant à l’improvisation par laquelle M. Moschèles a terminé la séance, c’est vraiment merveille qu’une chose semblable ne soit point écrite, ou du moins préparée. L’artiste avait choisi le motif de Jean de Paris, quel plaisir d’être en voyage, et sur ce thème, si simple d’harmonie, il a sçutrouver une richesse de détails, une foule de traits neufs, dont on ne peut se faire d’idée sans l’avoir entendu. Ajoutez à cela que les difficultés excessives jetées à profusion par M. Moschèles dans ses improvisations ne font jamais apercevoir la moindre hésitation ni la préoccupation de tête de l’artiste. Ce sont là de ces efforts de l’esprit humain qu’on a peine à comprendre.

26 January 1830

Ignaz Moscheles’ Second Soiree

 

Paris: Salle Pape

Tickets: 10 francs

Programme

Piano Concerto No.2 in E flat majorMr. MoschelesMoscheles
AirMiss Masson 
Piano, Oboe and Violoncello Concertante
on themes from Mosè in Egitto  
Mr. Moscheles, MM. Vogt, Baudiot 
DuetMiss Masson, [Mrs. Atkinson] 
Characteristic Studies [unidentified]  
     Finale, Le combat des démons
Mr. MoschelesMoscheles
Piano Fantasia, Sir Walter Scott’s favourite
Bards, with Orchestral Accompaniments
Mr. MoschelesMoscheles
Violin FantasiaM. de Bériot, Mr. OuryDe Bériot
Bassoon SoloMr. Preumayr  
CavatinaMiss Masson 
Free Piano Fantasia, incl. ‘La Tyrolienne’
from Guillaume Tell and ‘Me voilà!’
from Hérold’s La clochette
Mr. Moscheles 
*SongsMrs. Atkinson 
Principal Vocalists: Miss Masson, Mrs. Atkinson
Principal Instrumentalists: Messrs. Moscheles, Oury, Preumayr, MM. Baudiot, Vogt

———————————

Programme Notes: The piano brand was Pape.—M. de Bériot was indisposed, therefore Mr. Oury performed in his place. A Piano and Violin Concertante was supposed to be performed by Mr. Moscheles and M. de Bériot. Due to the indisposition of M. de Bériot it seems that it was probably replaced by the Piano, Oboe and Violoncello Concertante on themes from Mosè in Egitto by Mr. Moscheles, MM. Vogt, Baudiot.


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Journal des débats politiques et littéraires (January 24, 1830): 2. .

—C’est avec un vif intérêt que les amateurs apprendront que M. Moscheles donne encore une soirée mardi prochain, dans les salons de M. Pape. Il doit y jouer ses plus nouvelles compostions parmi lesquelles on remarque la Suite d’études. Ce concert est fait pour exciter au plus haut point la curiosité des pianistes.

Figaro (January 26, 1830): 4.

—M. Moschelès donne ce soir un concert dans les salons de M. Paper, rue de Valois, n. 10. En voici le programme : 1o Grand Concerto de piano par M. Moschelès. 2o Air chanté par Mlle Masson. 3o Duo pour violon et piano, exécute par Mes de Bêriot et Moschelès. 4o Duo chantè par Mlle Masson et ***. 6o Suite d’études caractéristiques pour le piano, composées at exécutées par M. Moschelès. (M. Moschelès finira par celle intitulée : Le Combat des démons.) 6o Les Bardes écossais, fantaisie pour le piano, dédiée à sir Walter Scott, par M. Moschelès. 7o Fantaisie pour le violon, exécutée par M. de Bériot. 8o Solo de basson, par M. Preymayer. 9o Cavatine chantée par Mlle Masson. 10o Improvisation sur le piano, par M. Moschelès. On trouve d’avance des billets à 10 fr. chez M. Pape, rue de Valois, no 10, et chez Maurice Schlesinger, rue de Richelieu, no 97.

Le Corsaire; journal des spectacles, de la littérature, des arts, mœurs et modes (January 26, 1830): 4.

—Aujourd’hui 26, dans les salons de M. Pape , rue de Valois, n. 10 , deuxième soirée musicale donnée par M. Moschelès.—1o Grand concerto de piano avec accompagnement d’orchestre , exécuté par M. Moschelès ; 2o Air chanté par Mlle Masson ; 3o Duo concertant pour violon et piano, sur des motifs de Guillaume Tell, exécuté par MM. de Bériot et Moschelès ; 4o Duo chanté par Mlle Masson et *** ; 5o Suite d’études caractéristiques pour le piano, composées et exécutées pour le piano, composées et exécutées par M. Moschelès, (M. Moschelès finira par celle intitulée ; le Combat des Démons ; 6o les Bardes écossais, fantaisie pour le piano, avec accompagnement d’orchestre, dédiée à sir Walter-Scott, par M. Moschelès ; 7o Fantaisie pour le violon, composée et exécutée par M. de Bériot; 8o Solo de basson, par M. Preymayer ; 9o Cavatine chantée par Mlle Maison ; 10o Improvisation sur le piano par M. Moschelès. On trouve d’avance des billets à 10 francs chez M. Maurice Schlesinger, rue de Richelieu, n. 97

Reviews

Journal des débats politiques et littéraires (January 28, 1830): 2.

—M. Moschelès a convoqués les dilettanti pour sa seconde soirée musicale ; et leur troupe fidèle, que nous avions déjà rencontrée dans les salons de M. Erard, inondait les portiques après de M. Pape, facteur de pianos. M. Moschelès a ouvert la séance par un concerto en mi, dont le premier allegro se fait remarquer par le charme de la mélodie et la variété piquante des traits. Dans la seconde partie de ce morceau, le motif principal est travaillé avec beaucoup d’art, et l’exécutant triomphe avec une inconcevable aisance des difficultés qu’il s’est imposées. L’andante a fait le plus grand plaisir l’assemblée. On sait que c’est ordinairement l’écueil des pianistes ; mais M. Moschelès sait si bien combiner les ressources de son instrument et les parties médiales de son harmonie soul d’une telle clarté dans tous les détails de leur exécution, que l’oseille est toujours intéressée par la mélodie ou les dessins ingénieux qui l’accompagnent. Le rondeau est d’un excellent travail, mais [*] motif pourrait être plus heureux. Il est probable que l’auteur a choisi an air national et l’a mix en œuvre pour faire sa cour aux Suédois, aux Anglais, à qui il appartient sans doute. La [*] de ce motif ne s’accorde point avec le reste du concerto.

Si M. Moschelès, d’apes ma supposition, emprunts ses motifs aux Irlandais, aux Scandinaves, M. Preumayer, bassoniste du Roi Suède, nous a rendu cette galanterie on jouant une fantaisie sur les airs de la Dame blanch. On entend rarement le basson placé on première ligne dans les concerts. Cet instrument si précieux pour première ligne dans les concerts. Cet instrument si précieux pour l’orchestre, peut aussi figurer avec avantage dans le solo. M. Preumayer possède un beau talent sur le basson ; il doigte avec agilité dans le milieu comme dans les deux extrémités où les difficultés sont bien plus grandes ; il tire un son flatteur de son instrument, mais ce son qu’il a voulu rendre doux et rond a perdu son énergie et son caractère. On croirait entendre un cor anglais quand la mélodie est dans les tous élevés et c’est là que les bassonistes la placent avec raison. II faut que le hautbois conserve sa voix mordante et même un peu nasarde ; c’est là sa physionomie ; s’il imite la flûte ou la clarinette, il cessera d’être hautbois, et l’harmonie aura un interprète de mains. Je pense donc que l’agrément de l’embouchure de M. Preumayer, dans les tons élevés, ne serait pas incompatible avec un volume de son plus considérable, avec un accent plus vigoureux, et même un peu de rudesse d’attaque dans les basses.

M. Moschelès nous a donné une suite d’études caractéristiques, morceaux courts, dans lesquels un rhythme choisi, un thème original, quelquefois bizarre, sont travaillés de manière à les présenter sous une infinité de faces, au moyen des jeux du clavier et des modulations. La dernière de ces études a pour titre le Combat des Démons. Ce combat n’est qu’une escarmouche ; il paraît, d’après l’image musicale de M. Moschelès, que les champions ne font usage que le leurs griffes, sans employer les mousquets, les mortiers, les obusiers, les canons, que Milton a mis à leur disposition depuis plus d’un siècle. Ce qui me fait penser encore que ce n’est qu’une escarmouche, c’est que le débat est bientôt terminé, quoique ces messieurs sachent faire de furieuses balafres et d’énormes solutions de continuité ; ils sont duis à mourir, et l’exercice de M. Moschelles ne se prolonge point assez pour que le combat ait fini faute de combattants.                                      X. X. X.

Le Corsaire; journal des spectacles, de la littérature, des arts, mœurs et modes (January 28, 1830): 2.

SECONDE SOIRÉE MUSICALE

DONNÉE PAR MOSCHELÈS DANS LES SALONS DE PAPE.

Plus de monde encore à cette seconde soirée qu’à la première : dès sept heures, toutes les bonnes places étaient envahies, et a sept heures et demie il n’y avait plus de places pour personne. Une indisposition subite de M. de Bériot avait nécessité quelques changemens dans le programme ; ces change-mens ont excite les réclamations de deux ou trois amateurs qui soutenaient qu’un violon ne tombe jamais malade: un violon, non sans doute ; mais celui qui le joue ? Du reste, les applaudissemens réitérés de l’auditoire ont payé la complaisance des artistes supplémentaires, et les ont bien vengés d’une légère des impolitesse.

Moschelès s’est fait entendre cinq fois dans cette soirée. D’abord il a exécuté un concerto en mi majeur, que nous ne placerons ni plus haut ni plus bas que le concerto en sol mineur, exécuté dans la soirée précédente : ce sont deux œuvres de même force, sinon de même caractère ; deux œuvres où se déployent [sic] également la science et la verve. La fantaisie sur un air autrichien, composition gracieuse et destinée à une grande vogue de salon, a excité généralement un enthousiame [sic] que l’improvisation seule pouvait redoubler. Deux thèmes avaient été donnes au grand artiste, la Tyrolienne de Guillaume Tell et l’air : Me voilà ! de la Clochette. Moschelès les a reproduits dans tous les mouvemens, dans tous les tons avec un luxe d’imagination qui prouve la plus étonnante richesse.

Parmi les morceaux indiqués par le programme, il y en avait un auquel ou ne pouvait reprocher l’emphase du titre : Etudes caractéristiques ; quoi de plus modeste et de plus simple : Et cependant c’est là que Moschelès a, pour ainsi dire, déposé son secret ; c’est là qu’il faut le chercher à force de travail et de patience. En exécutant ces études, Moschelès nous initie aux savantes préparations qui lui ont conquis et qui lui conservent son beau talent : il donne aux pianistes la meilleurs leçon pu’ils puissent recevoir. Aussi nous ne pouvons trop leur recommander cet ouvrage comme le plus favorable, le plus indispensable à leurs progrès.

Un trio concertant pour piano, hautbois et violoncelle, sur des motifs de Moïse, exécuté par Mouchetés, Vogt et Baudiot ; un air varié pour le violon, exécuté par M. Oury, et un solo de basson, exécuté par M. Preumayer, ont dignement complété l’ensemble du concert, dont Mlle Masson et Mme Atkinson remplissaient la partie vocale.

Nous signalons avec plaisir les progrès de l’industrie francise : nous doutons qu’aucun piano anglais puisse soutenir le parallèle avec celui que Moschelès a touché dans cette soirée, et qui sort des ateliers de Μ. Pape.

Revue Musicale, vol. 7 (February 6, 1830): 23-25.

SOIRÉE MUSICALE

DONNÉE PAR M. MOSCHELÈS.

Le mardi 26 janvier, dans les Salons de M. PAPE.

Qu’il y a de puissance dans le nom d’un grand artiste ! loin d’à voir été satisfait par une première séance, les nombreux admirateurs du beau talent de M. Moschelès, étaient revenus plus désireux que jamais de l’entendre et de l’applaudir. L’élite des artistes et des amateurs les plus distingués de la capitale se trouvaient réunis à la seconde soirée de M. Moschelès, et ce qui est peu commun, tous étaient d’accord 5 on n’entendait qu’Une voix, celle de l’admiration.

Lorsqu’on entend M. Mochelès, dont le talent st si délicat, si rempli d’énergie ; qui est tour à tour si gracieux, si mélancolique , qui parle au cœur avec une expression si forte, si intime ; on ne peut s’empêcher de faire malgré soi des comparaisons, et de se demander si le piano est le même instrument, lorsqu’il est joué par lui, ou lorsqu’on l’entend sous les doigts de la plupart des pianistes de l’école actuelle, qui semblent avoir oublié que la musique est un art du cœur plutôt que de l’esprit, et qui négligent tant ce qu’elle peut avoir de senti pour en faire un objet de curiosité mécanique. Non, ce n’est pas le même instrument, ou du moins ce n’est pas le même artiste, l’un est le fruit du travail : l’autre celui du génie. Et pour preuve de ce que j’avance, je ne veux prendre que M. Moschelès lui-même. Il y a quelques années, il ne s’attachait qu’à exciter l’étonnement ; combien il a grandi depuis lors ! Il a compris tout ce qu’il y a de beau, de sublime dans son art ; il en a senti toutes les ressources et se les est appropriées. Lui aussi a une exécution qui tient du prodige, mais avec plus de charme et avec une qualité de plus : le génie ; celle là en vaut bien une autre. L’exécution n’est pas comme on sait le seul mérite de l’habile artiste dont nous parlons ; ses compositions sont aussi fort remarquables. Il a joué à la seconde soirée un concerto en mi majeur. Ce morceau renferme des beautés du premier ordre ; l’adagio est simple mais il est grand, large, et l’allégro rempli d’élégance et de coquetterie. Ses études sont charmantes, et sa fantaisie sur un air autrichien est pleine d’originalité. Quant à son improvisation, elle ne ressemble nullement à celles que nous avons l’habitude d’entendre ; il y a un plan, une idée première à laquelle se ragportent toutes les autres, et c’est ce qu’on voit rarement. L’air de la Clochette : Me voilà, et la tyrolienne de Guillaume Tell, sont les deux thèmes que M Moschelès a choisis, et autour desquels il a grouppé une foule de détails délicieux. Trois salves d’applaudissemens ont accueilli ce morceau.

M. Preumayer possède, sur le basson, un talent fort distingué. La qualité de son qu’il tire de son intrument est pure, moelleuse et puissante ; son exécution est parfaitement correcte et ne laisse jamais l’auditeur inquiet. M. Oury a fort bien exécuté un air varié de M. Bériot : nous avons eu plusieurs fois occasion de parler de cet artiste, et toujours des éloges se sont rencontrés sous notre plume. MM. Vogt et Baudiot ont accompagné M. Moschèles avec leur talent accoutumé, dans un trio sur des motifs de Moïse. Mmes Masson et Hutkinson ont chanté plusieurs morceaux qui ont produit peu d’effet.

Un petit incident a failli troubler un moment la paix et la bonne harmonie. M. de Bériot s’étant trouvé subitement indisposé, et n’ayant pu jouer, a été remplacé par M. Oury. Un monsieur, qui tenait beaucoup apparemment à entendre le premier de ces artistes, a protesté hautement contre cette substitution ; et c’est avec peine qu’on est parvenu à l’apaiser. Les discussions qu’on est habitué d’entendre au théâtre, sont-elles bien placées dans un salon ? Nous ne le pensons pas : d’ailleurs, la personne si exigeante pouvait se faire restituer son argent, et je pense que M. Moschèles le lui eût rendu avec plaisir afin d’éviter le bruit.

Le piano de M. Pape sur lequel M. Moschelès s’est fait entendre a produit beaucoup d’effet par son volume de son, particulièrement dans le médium et le dessus. Les pianos de M. Pape sont construits d’après le principe du mécanisme en dessus de la corde, principe que la théorie démontre posséder des avantages incontestables, mais dont la pratique n’a pas encore tiré tous les effets qui doivent en résulter, parce que tous ses élémens ne sont peut-être pas encore bien connus. M. Pape y a fait de grands perfectionnemens depuis deux ans, et les résultats qu’il en a obtenus depuis peu sont très-satisfaisans.

Allgemeine Theaterzeitung und Unterhaltungsblatt für Freunde der Kunst, Literatur und des geselligen Lebens (March 11, 1830): 123.

Hr. Moscheles gab Dinstags, den 26. Jänner, abermahl eine 8 Soiree musicale und zwar dieß Mahl im Salon des Hrn. Klavier-Instrument-Fabrikanten Pape. Die zahlreichen Bewunderer dieses großen Talentes strömten in Menge herbey und vereinigten sich zu gemeinschaftlicher Bewunderung. Energie und Grazie, Delikatesse und Tiefe des Gemüthes vereinigen sich in seinem Spiele und wirken unwiderstehlich auf das Herz. Unter seinen Fingern wird das Piano zu einem ganz andern, ganz eigenthümlichen Instrumente. Es gab eine Zeit, in der auch Moscheles nur Erstaunen erregte, allein wie groß wurde er seitdem! Sein Spiel gränzet wohl an’s Wunderbare, allein es ist eben so graziös als genial geworden.

Eben so merkwürdig sind seine Kompositionen. Er hat in seiner zweyten Soirée sein Konzert aus E-dur gespielt. Das Adagio ist einfach, großartig und prächtig, das Allegro voll Eleganz und künstlerischer Koquetterie. Seine Etüden sind reizende Klavierstücke, und werden hier mit Vergnügen als Konzert-Piezen gehört; dürfte man es auch bey Ihnen wagen, sie als solche zu präsentiren? Seine freye Fantasie war voll Originalität. In seinem Fantasiren hat er nirgend Seinesgleichen; hier ist Plan, eine Haupt-Idee der sich alles unterordnet; so findet man dieß nicht bey Anderen! Ein drey Mahl wiederholter Applaus folgte diesem Genusse.

The Harmonicon, vol. 8 (March 1830): 115.

Second Soirée given by Moscheles in the Salons de Pape.—The attendance was still more numerous on this, than on the former occasion. At seven o’clock, every eligible place was taken; and in half an hour there was not a seat of any kind to be had.

Moscheles performed five times during this Soirée. He first executed a concerto in e major, which we will rank neither above nor below that in a minor, introduced on the preceding evening. They are two performances of like force, if not of like character:—two performances in which science and nerve are alike displayed. The fantasia on an Austrian air, a graceful composition, which will, no doubt, be highly popular in the Salons, excited an enthusiasm, only to be surpassed by the Improvisation. Two themes had been given to the great artist—the Tyrolese Air from William Tell, and Me voilà ! from La Clochette. Moscheles reproduced them, in all keys and movements, with the utmost luxuriance of imagination. Among the pieces indicated by the bill is one with the modest title, Etudes Characteristiques. Under this simple name, Moscheles may he said to have deposited his secret; here it must be sought by patient and laborious study. In performing these characteristic studies, the artist initiates us in the learned preparations, which have acquired and which preserve for him his fine talent; and he gives to the pianists the best of all possible lessons. This work cannot be too strongly recommended to them, as that most favourable, most indispensable to their progress.

A trio for the piano, hautboy, and violoncello, the subject taken from Mosé, performed by Moscheles, Vogt, and Baudiot; an air, with variations, for the violin, executed by Oury; and a base solo by Preumayer, formed an ensemble worthy of the occasion. Madlle. Masson and Mrs. Atkinson filled the vocal parts in the concert.

The Harmonicon, vol. 8 (March 1830): 131.

EXTRACTS from the DIARY of k DILETTANTE.

….

[February]17th. The public performances of Moscheles in Paris have been crowned with the most brilliant success. He has charmed the French public generally; but not so the manufacturers of piano-fortes, each of whom wished him to use a particular maker’s instruments exclusively. He played on all he thought worthy of the honour, and thereby pleased no individual maker, every one thinking that patronage,

“—————like love, is but a name,

Unless to one you stint the flame.”

La Silhouette; journal des caricatures, beaux-arts, dessins, mœurs, théâtres, etc. (1830): 43.

Au concert de M. Pixis a succédé, mardi dernier, dans les mêmes salons de M. Pape, la seconde soirée musicale de M. Moschelès, dont les improvisations ont été accueillies avec enthousiasme par une assemblée aussi brillante que nombreuse. M. de Bériot, annoncé sur le programme, était l’objet d’une si vive impatience, qu’un duo d’instrumens à vent ayant voulu dédommager le public de l’absence imprévue du virtuose belge, quelques marques d’improbation se sont élevées, mais ont été aussitôt comprimées. Faisons des vœux pour que M. Moschelès indemnise bientôt les dilettanti de ce fâcheux désappointement, que son talent seul a pu faire oublier.

19 January 1830

Ignaz Moscheles’ First Soiree

 

Paris: Salle Érard

Time: Evening, Eight o’Clock

Tickets: 10 francs

Programme

Part I  
Piano Concerto No.3 in G minorMr. MoschelesMoscheles
AirMiss MassonNiccolini
Violin SoloM. Ebner 
DuetMiss Masson, M. DomangerTheobaldo
Piano Fantasia, The Recollections of Ireland,
with Orchestral Accompaniments
Mr. MoschelesMoscheles
Part II  
Piano Duet, [Variations brillantes, Op.112]Messrs. Moscheles, PixisPixis
From Orfeo ed Euridice
Recit. and Aria, ‘Che farò senza Euridice’
Miss MassonGluck
Harp SoloM. Prumier 
Ballade de la reine Marguerite de ValoisM. DomangerMeyerbeer
Romance, ‘La Barque légère’M. DomangerMeyerbeer
Free Piano Fantasia, incl. a theme from 
Mozart’s Die Zauberflöte
Mr. Moscheles 
Principal Vocalists: Miss Masson; M. Domanger
Principal Instrumentalists: Messrs. Moscheles, Pixis, MM. Ebner, Prumier

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Programme Notes: The piano brand was Érard.


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Revue Musicale, vol. 6, (1830): 593 .

—Le célèbre pianiste Moschelès, qui se trouve à Paris en ce moment, donnera, lundi 18, une soirée musicale, dans les salons de MM. Erard, rue du Mail, no 13. Annoncer un événement de cette nature aux vrais amateurs, c’est leur promettre de vifs plaisirs, car M. Moschelès possède un talent de l’ordre le plus élevé.

Journal des débats politiques et littéraires (January 15, 1830): 2.

—La soirée musicale que M. Moschelès avait annoncée pour lundi prochain dans les salles de M. Erard est remise au lendemain mardi 19, à cause du bénéfice de Mlle Sontag. Les vrais amateurs de la musique instrumentale ne manqueront pas de se presser peur entendre M. Moschelès dont la réputation est maintenant européenne. De plus, Miss Mason, qui n’a pu être encore applaudie que dans les salons se fera entendre en public pour la première fois. Cette demoiselle est douée, dit-on, d’une fort belle voix de contralto, et la curiosité des-dilettanti ne saurait trop attendre du talent de cette jeune virtuose.

Figaro (January 17, 1830): 3.

—Voici le programme du concert que donnera M. Moschelès, mardi 19 janvier, dans les salons de M. Erard rue du Mail, no 13. Première partie. 1o Grand concerto pour le piano en sol mineur, composé et exécuté par M. Moschelès. 2o Air de Nicolini, chanté par Mlle Masson. 3o Solon de violon, par M. Ebner. 4o Duo de Theobaldo, par M. Domange et Mlle Masson. 5o Souvenirs d’Irlande, grande fantaisie composée et exécutée par M. Moschelès. Deuxième partie. 6o Duo concertant pour deux pianos, composé par M. Pixis, exécuté par l’auteur et M. Moschelès. 7o Air d’Orphée, de Gluck, chanté par Mlle Masson. 8o Solo de harpe par M. Prumier. 9o Ballade de la Reine Marguerite de Navarre et la Barque légère romances composées par M. Meyer-Beer [sic] chantées par M. Domange. 10o Improvisation [sic] le piano par M. Moschelès. On trouve des billets chez Mrs Erard et Maurice Schlesinger, rue Richelieu, [*].

Journal des artistes et des amateurs (January 17, 1830): 62.

Concert de lundi 18 janvier, par le célèbre Moschelès, dans les salons d’Erard, rue du Mail, n. 13.

Journal des débats politiques et littéraires (January 18, 1830): 2.

Paris, 18 janvier.

….

—Le concert de M. Moschelès aura définitivement lieu demain mardi, à 8 heures, dans les salons de M. Erard. La composition du programme recommande suffisamment cette soirée à l’empressement des amateurs. M. Moschelès peut compter sur la plus brillante réunion.

Le Corsaire; journal des spectacles, de la littérature, des arts, mœurs et modes (January 19, 1830): 3.

—C’est aujourd’hui 19, que doit avoir lieu, dans la salle de M. Erard, rue du Mail, no 13, le concert, ou soirée musicale donnée par M. Moscheles. Nous en avons fait connaître le programme.

Le moniteur universel (January 19, 1830): 4.

Il y a rendez-vous donné, demain mardi, à tous les amateurs de musique et spécialement à ceux de musique instrumentale, dans les salons de M. Erard, pour entendre le célèbre M. Moschelez, qui, de retour de Copenhague, et se disposant à se rendre en Angleterre, a voulu faire juger notre capitale des progrès de son talent, progrès qu’on semblait pouvoir révoquer en doute, mais que les témoignages les plus positifs donnent comme irrécusables. Le concert commencera à huit heures. On trouvera, à l’avance, des billets du prix de 10 fr., chez M. Erard, rue du Mail, no 12, et chez M. Maurice Schlesingher, rue de Richelieu, no 97

Reviews

Revue Musicale, vol. 6, (1830): 616-619.

Donnée par M. Moschelès, dans les salmis de

MM. Erard.

Tout le monde sait que les brillans succès obtenus à Paris par M. Moschelès furent le signal de la révolution qui se fit dans l’art de toucher le piano, et sur-tout dans la manière des pianistes. Il était difficile, en effet, qu’on ne fût pas séduit par cette exécution élégante autant que brillante, où les plus grandes difficultés étaient vaincues avec une aisance qui les faisaient paraître faciles, et dans laquelle les gamines, type éternel des anciens traits du piano, étaient remplacées par des combinaisons d’un genre nouveau. Tout le monde se jeta dans cette route nouvelle, et le mécanisme le plus brillant des doigts devint le signe du talent le plus à la mode.

Malheureusement, ou plutôt heureusement, quelque parfait que soit un mécanisme, il laisse le cœur froid s’il devient le caractère dominant du talent : il ne peut prétendre qu’à faire naître l’étonnement. M. Moschelès le sentit, nonobstant l’éclat de ses succès : et pendant que chacun s’évertuait à imiter ses tours ne force, lui, qui savait les faire mieux que personne, dé s’en servit plus que comme d’un accessoire de qualités plus grondes et plus fortes. Tous ses efforts se tournèrent à élargir les proportions de son style et à rendre son expression plus incisive, plus pénétrante. Doué d’une organisation musicale supérieure, il est parvenu sans peine au but de ses recherches et de ses travaux. Nous venons d’en entendre le résultat dans la soirée qu’il a donnée le 18 de ce mois dans les salons de MM. Erard. Tout ce que Paris renferme de musiciens distingués assistait à cette séance, et, parmi ces juges éclairés, il n’y eut qu’un avis, qu’un sentiment : tous affirmèrent que Moschelès est aujourd’hui fort supérieur à ce qu’était Moschelès autrefois, quelque étonnant qu’il lût alors. En un mot, c’est le nec plus ultrà de l’art de toucher du piano.

La musique que cet artiste célèbre a composée pour son instrument n’a pas eu, en France, le succès qu’elle méritait ; le temps n’était, pas venu où elle devait réussir ; je pense que les circonstances lui seront plus favorables à l’avenir, et qu’on ne tardera pas de reconnaître son mérite. L’auditoire qui assistait à la soirée du 18 en a jugé comme moi ; car il a applaudi avec transport le troisième concerto, en sol mineur, les Souvenirs d’Irlande, délicieuse fantaisie parfaitement bien écrite, et l’improvisation par laquelle M. Moschelès a terminé son concert. Le commencement de cette improvisation fut d’abord un peu vague, mais les idées du virtuoses s’étant fixées sur un motif de la Flûte enchantée, il s’anima bientôt et produisit des merveilles aussi étonnantes de conception que de difficultés vaincues.

Un duo concertant pour deux pianos, composé par M Pixis, et exécute par l’auteur et M. Moschelès, a été fort applaudi et méritait de l’être. Ce morceau n’est point gravé.

Au milieu de l’admiration que la netteté du jeu de M. Moschelès a fait naître, on a remarqué particulièrement la facilité avec laquelle il répète les mêmes notes dans le mouvement le plus accéléré, soit en note simple, soit en octaves. L’instrument sur lequel il jouait a secondé à merveille son talent par la facilité de son articulation. Cet instrument, construit dans les ateliers de MM, Erard, est établi sur le nouveau système inventé par M. Sébastien Erard, et pour lequel cet artiste vient d’être nommé fadeur du roi d’Angleterre. Sa qualité de son pleine et volumineuse a fait le meilleur effet, et s’est fait entendre dans toute l’étendue des salons.

La partie vocale de cette soirée était confiée à miss Masson et à M. Domange. On pariait beaucoup dans le monde du talent de cette, cantatrice qui ne s’était point encore fait entendre en public ; mais ce talent ne me parait exister qu’en espérance. Miss Masson possède une de ces voix fort rares, qu’on nomme en Italie contralto sfogato. Elle a reçu tics conseils de Mme. Pasta, et imite quelquefois assez bien sa manière ; Mais son intonation n’est pas sûre, et sa vois n’est point encore égalisée. Le premier air qu’elle a chanté lui a donné l’occasion de faire quelques bonnes choses, mais un certain trait qu’elle exécute bien y revient trop souvent. Quant à l’air de Gluck, che farò senza Euridice, air si beau, si pathétique, et qu’il faut dire comme il est écrit, Mlle Masson le défigure par des traits qui ne vont point à cette musique C’est un bien pauvre morceau que le duo de Tebaldo ed Isolina que cette demoiselle a chanté avec M. Demange ! Ce dernier s’est fait entendre dans deux romances charmantes de M. Mayerbeer, Ballade de la reine Marguerite, et la barque légère…, où l’on trouve à la fois de l’élégance et de la nouveauté.

On annonce que M. Moschelès donnera deux antres soirées musicale ; l’une chez M. Pape ; l’autre dans les salons de MM. Pleyel et Ce.

Figaro (January 21 to 22, 1830): 3.

SOIRÉE MUSICALE

DONNÉE PAR M. MOSCHELÈS DANS LES SALONS DE M. ÉRARD.

L’affluence brillante qui se pressait mardi dernier dans les salons de M. Erard, prouvait que l’absence n’avait rien enlevé à la renommée parisienne de M. Moschelès. Son long séjour en Angleterre n’a rien ôté non plus à son talent prodigieux. Il faudrait inventer un autre mot que celui de mécanisme pour caractériser le dégré d’agilité, d’énergie, d’intelligence, de passion même, que M. Moschelès a su communiquer à ses doigts. Ce n’est plus le piano c’est un autre instrument, qui parle, chante soupire ou tonne sous la main puissante de l’enchanteur. Le Concerto en sol mineur, les Souvenirs d’Irlande, composés et exécutés par M. Moschelès, sont des œuvres tout-à-fait distinguées, sous le rapport de la science, de la mélodie et du charme général. Le Duo concertant pour deux pianos, composé par M. Pixis, et exécuté par M. Moschelès et l’auteur, est aussi un morceau du premier ordre ; l’improvisation a dépassé tout ce qu’on pouvait en attendre : cela tient du miracle. Lu fait est que dans le moyen âge on brûlait un homme pour beaucoup moins. Le reste de la soirée sans être à la même hauteur, n’en déparait nullement l’objet principal. On a vivement applaudi M. Ebner, Mlle Massen, et les délicieuses romances de Meyerbeer, là Ballade de la reine Marguerite et la Barque légère, chantées par M. Dommange.

Le second concert de M. Moschelès aura lieu mardi prochain, 26 courant, dans les salons de M. Pape, rue Valois.

Le Corsaire; journal des spectacles, de la littérature, des arts, mœurs et modes (January 21, 1830): 2.

SOIRÉE MUSICALE.

Donnée par M. J. Moschelès dans les salons d’Erard. 

Il y aura tantôt neuf ans que pour la première fois Moschelès visita notre capitale, annoncé d’avance par les cent voix de la renommée, comme l’est dans ce moment Paganini : c’est le 26 février 1821 qu’il donna son premier concert à l’Opéra, et l’attente générale fut surpassée. Une réaction puissante s’opéra en faveur du piano et des pianistes, l’improvisation devint le point de mire de toutes les ambitions musicales : enfin Moschelès nous apparut avec tous les caractères qui distinguent les-talens de l’ordre le plus élevé. 

Neuf ans de travaux, de succès, ont encore grandi cette faculté prodigieuse qui réside dans la tête et dans les doigts du célèbre artiste. Comme compositeur, Moschelès n’a pas toujours été placé au rang qu’il a droit d’occuper : mais, à cet égard, nous touchons au jour de la justice. En écoutant ce magnifique concerto en sol mineur, qu’il exécutait mardi soir, nous nous demandions s’il était possible de mettre dans l’allegro une majesté plus sévère ; dans l’andante, plus d’effets heureux et de combinaisons piquantes ; plus de véritables charmes et de légèreté gracieuse dans le rondo. Les Souvenirs d’Irlande sont, à notre avis, l’une des productions les plus parfaites en ce genre : ce sont bien là de véritables souvenirs : partout des couleurs locales et des mélodies, pour ainsi dire indigènes. 

Quant au talent d’exécution que Moschelès déploie dans ces morceaux il est au-dessus de toute expression, de toute comparaison. C’est une prestesse, une netteté, une égalité, qui tiennent du prestige. Dans les mouvemens les plus rapides, dans les traits les plus compliqués, chaque note parle et sort du clavier ronde et sonore : chaque note, suivant le mot d’une dame, est une perle qui s’échappe des doigts du pianiste. 

Un duo concertant pour deux pianos composé par M. Pixis, exécuté par Moschelès et l’auteur, a vivement satisfait le brillant auditoire : il y a beaucoup de chant et d’originalité dans ce morceau. L’improvisation de Moschelès a terminé la soirée par un coup d’éclat ; nous, qui l’avons si souvent entendu renouveler l’épreuve, nous ne l’avons jamais trouvé plus étonnant, plus ravissant ; aussi nous aurions peine à décrire l’enthousiasme universel. 

Parmi les différens artistes qu’on a entendus dans la même soirée, nous devons citer M. Ebner, qui s’est fait justement applaudir, lui et son violon ; Mlle Masson, dont la voix de contr’alto et la méthode rappèlent quelquefois Mme Pasta, son modèle, et M. Dommange, qui a parfaitement chanté les délicieuses romances de Meyerbeer, la Ballade de la reine Marguerite et la Barque légère. 

Journal des artistes et des amateurs (January 24, 1830): 77.

Le célèbre pianiste Moschelès, vient de se faire entendre au concert donné dans la salle de M. Erard, Il est impossible de produire plus d’effet avec le piano : il échauffe, il anime, il prête de l’expression à cet instrument ingrat. M. Pixis l’a très bien secondé dans un morceau à deux pianos. Dans l’improvisation par laquelle Moschelès a terminé, il a déployé la verve la plus étonnante.

Journal des débats politiques et littéraires (February 1, 1830): 3.

–On s’étouffait mardi dernier au concert de M. Moschelès. Ce virtuose a charmé te plus brillant auditoire en exécutant avec une perfection rare un concerto, une fantaisie sur des airs irlandais, dans laquelle des motifs, pleins d’originalité, figuraient d’abord isolement pour être réunis ensuite avec tout l’artifice du contrepoint. M. Moschelès a joue un duo pour deux pianos avec M. Pixis, qui en est l’auteur, et la soirée s’est terminée par une improvisation séconde en belles choses, pour laquelle M. Moschelès avait reçu des dames de la société les thèmes de deux jolies romances de M. Meyerbeer, et le motif d’un chœur de la Muette de Portici. Sances de la reine Marguerite, La Barque, tels sont les titres de ces deux pièces fugitives, pleines de charme et d’expression M. Domange les avait très bien chantées. Mlle Masson a exécuté, d’une manière fort remarquable, la fameuse cavatine de Gluck Che faro senza Euridice.

L’air de Nicolini, le duo de Morlacchi, d’une facture lâche et diffuse, n’ont produit aucun effet agréable. Nous ne pourrions analyser ici le beau concerto de M. Moschelès ; les connaisseurs y ont surtout remarqué un trait de main gauche dans la seconde partie de l’allegro, le chant de l’adagio avec des trilles brisés dans la partie [*], et le contrepoint du rondeau. Ces deux derniers morceaux sont charmans. L’exécution de M. Moschelès déjà prodigieuse il y a dix ans, sous te rapport de la force et de l’agilité, a maintenant plus de grâce et de noblesse dans la manière de présenter sa mélodie. Ce virtuose touchait un des pianos à nouveau mécanisme de M. Erard, que le Roi d’Angleterre a nommé son facteur ordinaire depuis ce dernier perfectionnement.

Allgemeine Theaterzeitung und Unterhaltungsblatt für Freunde der Kunst, Literatur und des geselligen Lebens (February 18, 1830): 87-88.

Welchen ungeheuren Effekt Moscheles neuerdings hier hervorbringt, werden am besten Auszüge aus hiesigen Blättern zeigen. Der »Corsaire« drückt sich hierüber folgendermaßen aus: »So wie beut zu Tage Paganini, so wurde uns vor fast neun Jahren Moscheles von der hundertzüngigen Fama angekündigt, als er das erste Mahl unsere Hauptstadt besuchte. Die allgemeine Erwartung wurde aber schon damahls übertroffen. Einen gewaltigen Einfluß übte sein Spiel zum Vortheile des Pianoforte und des Spieles auf diesem Instrumente, vorzüglich wurde das Fantasieren der Zielpunkt des musikalischen Ehrgeizes, mit einem Worte: Moscheles erschien mit der siegreichen Gewalt, welche den Talenten des ersten Grades eigen ist.«

»Neun Jahre des erfolgreichsten Studiums haben die wundersamen Gaben noch erhöht, welche aus dem Geiste durch die Finger des berühmten Künstlers wirken. Als Komponist wurde Moscheles nicht immer der Rang zugestanden, der ihm gebührt; nun aber läßt man ihm volle Gerechtigkeit wiederfahren. Als man sein herrliches Konzert in G-moll hörte, fragte man sich, ob es möglich sey, in ein Allegro mehr erhabene Majestät, in ein Andante mehr glücklichen Effekt und pikantere Kombinationen, mehr Reiz und Grazie in ein Rondo zu bringen? Die »Erinnerungen an Irland,« sind wahrhafte musikalische Anklänge voll Lokalfarbe und voll Duft aus einer sich charakterisirenden Heimath.«

»Das Spiel und der Vortrag dieser tiefer Stücke war über allen Ausdruck und über alle Vergleichung. Da zeigt sich eine Behendigkeit, Nettigkeit, Gleichheit, welche an das Zauberische gränzet. In der schnellsten Bewegung und den komplizirtesten Figuren spricht jede Note, und tritt rund und klingend aus dem Instrumente hervor; gleich Perlen rollen die Töne unter den Fingern des Künstlers

Ein Duo concertant für zwey Pianoforte, komponirt von Hrn. Pixis, von Moscheles und dem Autor vorgetragen, hat das glänzende Publikum auf das lebhafteste angesprochen. Es ist viel Melodie und Originalität in diesem schönes Musikstücke.

Den Schluß dieser musikalischen Abendunterhaltung machte eine freye Fantasie des Hrn. Moscheles, und war der Glanzpunkt derselben. Man hat ihn nie schöner fantasieren gehört, und der Enthusiasm, den dieser Kunstleistung erregte, lägt sich nicht beschreiben u. s. w.«

Ein anderes Blatt: »der Figaro,« schreibt folgender Maßen über Hrn. Moscheles: »Der brillante Zusammenfluß der sich vergangenen Dinstag in die Säle des Hrn. Erard drängte,  bewies, daß die lange Abwesenheit des Hrn. Moscheles die Erinnerung der Einwirkung seines einstmahligen Erscheinens bey uns Parisern nicht geschwächt hatte. Sein langer Aufenthalt in England hat seinem ungeheuren Talente nichts benommen. Man müßte ein anderes Wort als »Mechanism« erfinden, um den Grad der Beweglichkeit, Energie und Einsicht, ja man muß sagen: Leidenschaft zu bezeichnen, die in Moscheles Fingern liegt. Das ist kein Pianoforte mehr, das ist ein ganz anderes Instrument, das redet, singt, seufzt und donnert unter den Händen des mächtigen Zauberers. Vor allem Anderen hat die freye Fantasie des Künstlers Alles übertroffen, was man sich auch von ihm versprechen konnte, das gränzt an ein Wun der! u. s. w.«

Alle anderen Blätter, z. B. die »Gazette de France,« sprechen in demselben, wenn nicht in einem noch höheren Tone von Ihrem Landsmanne. Im halben Februar kehret Moscheles für dieß Mahl wieder nach London zurück, nachdem er drey Soirées musicales gegeben haben wird.

Selbe werden indem Lokale des Hrn. Erard Statt finden, das ganz für dergleichen Unternehmungen geeignet ist, um fünfbis sechshundert Musikfreunde zu versammeln, wenn man durch hohe Eintritts-Preise ein gemischteres Publikum hindan hallen, und einen auserlesenen Zirkel vereinigen will.

Bey den musikalischen Abendunterhaltungen des Hrn. Moscheles ließ sich auch ein junger Virtuos auf der Violine mit dem glücklichsten Erfolg hören, der schon früher viel Beyfall erntete. Es ist dieß Hr. Ebner, den unsere Pariser einen Berliner nennen, weiter aus dieser Hauptstadt zu uns kam; besser Unterrichtete versichern aber, er sey eines Gastwirthes Sohn aus Pesth, und habe sein schönes Talent in Wien ausgebildet.                                                                                                                 —pp—

The Harmonicon, vol. 8(March 1830): 115.

CONCERTS AT PARIS.

Musical Soirée; given by Moscheles in the Salons d’Erard.—It is about nine years since Moscheles, for the first time, visited the French capital, preceded by the hundred voices of renown, as is Paganini at the present moment. On the 26th of February, 1821, he gave his first concert at the Opera, on which occasion public expectation was surpassed. A powerful re-action took place in favour of the piano and its professors. Improvisation became the object of musical ambition: in fine, Moscheles appeared distinguished by all the marks of the most exalted order of talent. Nine years of labour have yet further increased the prodigious faculty which dwells in the head and fingers of this celebrated artist. As a composer, Moscheles has not always been placed in that rank which he ought to occupy; but, in this respect, the day of justice is at hand. When listening to the magnificent concerto in G minor, which he executed on Tuesday evening, who could conceive the possibility of giving to the allegro a majesty more severe; to the andante more felicitous effect and striking combinations; to the rondo a more genuine charm, or more graceful lightness? The “Recollections of Ireland” are among the most perfect productions of the kind. They are truly souvenirs, displaying everywhere local character; and, if the expression may be used, indigenous melody.

With regard to the talent of execution displayed by Moscheles in these pieces, it is beyond all description or comparison; the quickness, finish, and equality, inconceivable. In the most rapid movements, and most complicated passages, each note speaks, and comes from the instrument round and sonorous. Each note, as has been well observed by a lady, is a pearl escaping from the fingers of the pianist.

A duet for two pianos, composed by M. Pixis, and performed by Moscheles and the author, gave great satisfaction to the brilliant auditory. There is in this piece much sweetness and originality. The improvisation of Moscheles closed the soiree in triumph. Never has he been heard with more wonder and delight—never applauded with more fervent enthusiasm.

Among the different, performers who assisted on the same evening, especial mention is due to Mr. Ebner, whose execution on the violin was deservedly applauded; to Madlle. Masson, whose contr’ alto voice, as also her style, occasionally remind the hearer of her model, Madame Pasta; and to Mr. Domnange, who sang, with perfect effect, Meyerbeer’s delicious Romances, Ballade de la Heine Marguerite, and la Barque legère.

The Harmonicon, vol. 8(March 1830): 131.

EXTRACTS from the DIARY of k DILETTANTE.

….

[February]17th. The public performances of Moscheles in Paris have been crowned with the most brilliant success. He has charmed the French public generally; but not so the manufacturers of piano-fortes, each of whom wished him to use a particular maker’s instruments exclusively. He played on all he thought worthy of the honour, and thereby pleased no individual maker, every one thinking that patronage,

“—————like love, is but a name,

Unless to one you stint the flame.”