n.d. October 1842

François Fétis’ Soiree

 

Brussels

↓Programme

Piano EtudesMr. Moscheles 
Free Piano FantasiaMr. Moscheles 
Grand Trio for Piano, Violin and
Violoncello (Op.84)
Mr. Moscheles, M. de Bériot, M. MiraMoscheles
Violoncello Concerto, FragmentsM. de Bériot 
Violoncello and Piano DuetM. de Bériot, Mr. Döhler 
Principal Instrumentalists: Messrs. Döhler, Moscheles, M. de Bériot, M. Mira

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Review

Revue et Gazette Musicale de Paris (October 23, 1842): 422-423.

Bruxelles, 17 octobre.

…Moschelès, venant de Hambourg et se rendant à Londres, a voulu s’arrêter quelques heures à Bruxelles pour les consacrer à M. Fétis, avec qui il entretient depuis long-temps des relations d’amitié. Dans une soirée organisée par celui-ci à l’improviste, l’habile pianiste a fait entendre quelques unes de ses dernières productions. Un des morceaux les plus intéressants a été un trio pour le piano, violon et violoncelle, dans lequel Moschelès a été secondé par de Bériot et par Demunck, le jeune artiste engagé par M. Mira. De Bériot a joué ensuite des fragments d’un de ses concertos et un duo sur des motifs de Robert-le-Diable, pour lequel Dœhler lui a servi de partner. Enfin, Moschelès a terminé par des études et par une de ces improvisations où il fait preuve d’un si grand savoir musical. Au milieu de tant de spécialités brillantes qui se sont créées depuis dix ans dans l’art déjouer du piano, Moschelès a conservé la sienne ; il est encore le pianiste penseur par excellence. C’est évidemment de tous celui qui a le plus d’idées, celui qui allie au plus haut degré la science et l’imagination, deux choses qui ne sont pas incompatibles, quoi qu’en disent certaines personnes. Ce qu’on ne saurait trop admirer, c’est que Moschelès a su conserver toute sa fraîcheur de pensée au milieu d’occupations bien faites pour éteindre le génie et qui causent ordinairement cet effet. Depuis qu’il habite Londres, c’est-à-dire depuis plus de vingt ans, Moschelès est, non pas l’un des professeurs, mais le seul professeur de piano adopté par la fushion ; sa clientèle se compose de tout ce que la capitale de l’Angleterre renferme de familles de haut rang. Pendant la saison, il donne des leçons depuis sept heures du matin jusqu’à dix heures du soir ; il dîne souvent dans sa voiture et passe des semaines entières sans embrasser ses enfants. Il y a peu de têtes, même bien organisées, qui puissent résister à un pareil métier ; il fallait que celle de Moschelès fût doublement forte. L’habile artiste a dû s’embarquer à Anvers avant-hier, et dix-huit heures après, à moins d’une tempête, il abordait aux rives de la perfide Albion.

15 December 1835

Vocal and Instrumental Concert by Ignaz Moscheles

 

Brussels: Salle du Grand-Concert, rue Ducale

Time: Evening, Seven o’Clock

Tickets: 5 francs

Programme

*From Anna Bolena: SceneMlle DeroyDonizetti
*From Nina: SceneMlle DeroyRossini
Part I  
Overture, Oberon Weber
From La donna del lago
Cavatina, ‘Elena! oh tu, ch’io chiamo’
Mlle VanderperrenRossini
Piano Concerto No.6 in B flat major,
Fantastique
Mr. MoschelesMoscheles
From Il matrimonio segreto: TrioMlles Deroy, de Pauw, VanderperrenCimarosa
Part II  
Overture, Otello Rossini
Piano Fantasia, The Recollections of Ireland  
with Orchestral Accompaniments
Mr. MoschelesMoscheles
From I Capuleti e I Montecchi: AirMlle VanderperrenBellini
Flute SoloMaster AertsArranged by M. Lahou
Free Piano Fantasia, incl. Alice’s Air from
Robert le diable, Weber’s ‘La Dernière Pensée’, and couplet from Der Freischütz
Mr. Moscheles 
Principal Vocalists: Mlles Deroy, de Pauw, Vanderperren  
Principal Instrumentalists: Mr. Moscheles, Master Aerts
Conductor: Monsieur François-Joseph Fétis

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L’Emancipation (December 8, 1835): 2.

—M. Moscheles, le célèbre pianiste, qui est depuis quelques jours en cette ville et qui est descendu à l’hôtel de l’Europe, se propose de donner un grand concert avant son départ.

Journal de pièces officielles (December 9, 1835): 2.

—M. Moschèles, le celébre pianiste, qui est depuis quelques jours en cette ville, et qui est descendu à Hôtel de l’Europe, se propose de donner un grand concert avant son départ.

L’Emancipation (December 9, 1835): 2.

CONCERT DE M. MOSCHELÈS.

Le célèbre pianistes, M. Moschelès est en cette ville depuis quelques jours. Sollicité de donner un concert, il a cédé aux instances de ses amir. Ce concert aura lieu sous la direction de M. Fétis, dans la salle du grand concert, rue Ducale, mardi 15 décembre à 7 heures du soir.

On peut dès ce moment se procurer des billets au prix de 5 francs :

Chez Mme Jorez-Nollot, marchande de musique, Montagne de la Cour ;

Chez M. Lahou, professeur et marchand de musique, rue de la Madelaine ;

Chez M. Messemaekers, rue de Loxum.

L’Indépendant (December 9, 1835): 4.

CONCERT DE M. MOSCHELÈS.

Les amateurs de musique et particulièrement le grand nombre de personnes qui cultivent le piano, apprendront avec un vif plaisir que le célèbre artiste, M. Moscheles, s’est décidé à donner un concert pendant son séjour en cette ville. L’empressement sera d’autant plus grand, que cette soirée sera la senis où le virtuose se fera entendre.

Le concert aura lieu dans la grande salle de la rue Ducale, mardi 15 décembre, à 7 heures du soir.

On peut dès ce moment se procurer des billets ou se faire inscrire ;

Chez Mme Jorez Nolot, marchande de musique, Montagne de la cour

Chez M. Lahon, rue de la Madelaine.

Chez M. Messemaekers, professeur et marchand de musique, rue de Loxum.

L’Indépendant (December 10, 1835): 3.

SALLE DU GRAND CONCERT

Rue Ducale.

M. Moschelès, professeur de l’Académie royale de musique à Londres, se propose de donner mardi, 15 décembre, à 7 heures du soir, un grand concert vocal et instrumental, dans lequel il exécutera :

1o Concerto fantastique (manuscript) pour piano et orchestre ;

2o Choix d’études composées par lui ;

3o Souvenirs d’Irlande, grande fantaisie pour piano et orchestre ;

4o Improvisation au piano sur ou plusieurs thêmes qui lui seraient indiqués.

Ce concert, dirigé par M. Fétis, est le seul qui sera donné par M. Moscheles pendant son séjour à Bruxelles.

On peut se procurer des billets d’avance, à 5 francs, chez Mme Jorez-Nolot, marchande de musique, Montague de la cour ; chez M. Lahou, rue de la Madelaine, et chez M. Messemaekers, professeur et marchand de musique, rue de Loxum.

Journal de pièces officielles (December 11, 1835): 4.

SALLE DU GRAND-CONCERT, RUE DUCALE.

M. MOSCHELES, professeur de l’Académie royale de musique à Londres, se propose de donner, mardi 15 décembre 1835, à 7 heures du soir, un grand concert vocal et instrumental, dans lequel il exécutera :

1o Concerto fantastique (manuscrit) pour piano et orchestre ;

2o Choix d’études composées par lui ;

3o Souvenirs d’Irlande, grande fantaisie pour piano et orchestre ;

4o Improvisation au piano sur ou plusieurs thêmes qui lui seront indiqués.

Ce concert, dirigé par M. Fétis, est le seul qui sera donné par M. Moscheles pendant son séjour à Bruxelles.

On peut se procurer des billets d’avance, à 5 francs, chez Mme Jorez-Nollot, marchande de musique, Montague de la Cour ; chez M. Lahou, professeur et marchand de musique, rue de la Madelaine, et chez M. Messemaekers, professeur et marchand de musique, rue de Loxum.

Le Belge (December 14, 1835): 4.

SALLE DU GRAND-CONCERT, RUE DUCALE.

GRAND CONCERT VOCAL ET INSTRUMENTAL,

donné

PAR M. MOSCHELÈS,

Professeur à l’académie royale de musique, à Londres,

Mardi 15 décembre 1835, à 7 heures du soir.

PROGRAMME.

Première Partie.—1o Ouverture d’Oberon, musique de C. M. DE WEBER, à grand orchestre ;

2o Air d’Anna Bolena, musique de DONIZETTI, chanté par Melle DEROY ;

3o Concerto fantastique, (Manuscrit), pour piano et orchestre, composé et exécuté par M. MOSCHELÈS ;

4o Trio du Matrimonio Segreto, musique de CIMAROSA, chanté par Melles DE PAUW, VAEDERFERREN, et DEROY.

Deuxième Partie.—1o Ouverture d’Otello, musique de ROSSINI, à grand orchestre.

2o Souvenirs d’Irlande, grande fantaisie pour piano et orchestre, composée et exécutée par M. MOSCHELÈS;

3o Air de J. Monthechie Capuleti, musique de BELLINI ; chanté par Mlle VANDERPERREN ;

4o Solo pour flûte, exécuté par M. AERTS, âgé de 10 ans ;

5o Improvisation au piano, par M. MOSCHELÈS (sur un ou plusieurs thèmes qui lui seraient indiqués).

Ce concert, le seul qui sera donnée par M. MOSCHELÈS, pendant son séjour à Bruxelles, sera dirigé par M. Fétis.

Ou peut se procureur des billets d’avance, chez Mme Jorez Nolot, march and de musique, Montagne de la Cour ;

Chez M. LAHOU, professeur et march and de musique, rue de la Made laine.

Chez M. MESSEMAEKERS, professeur et marchand de musique, rue de Loxum.

Ce concert le seul qui sera donné par M. MOSCHELÈS, pendant son séjour à Bruxelles, sera dirigé par M. Fétis.

L’Emancipation (December 14, 1835): 3.

SALLE DU GRAND-CONCERT, RUE DUCALE.

GRAND CONCERT VOCAL ET INSTRUMENTAL,

DONNÉ PAR M. MOSCHELÈS,

Professeur à l’Académie royale de musique à Londres,

Mardi 15 décembre 1835, à 7 heures du soir.

PROGRAMME.

PREMIÈRE PARTIE.—1o Ouverture d’Oberon, musique de C.-M. de Weber à grand orchestre ;

2o Air d’Anna Bolena, musique de Donizetti, chanté par Mlle Deroy ;

3o Concerto fantastique (manuscrit), pour piano et orchestre, composé et exécuté par M. Moschelès ;

4o Trio du Matrimonio Segreto, musique de Cimarosa, chanté par Mlles de Pauw, Vanderperren et Deroy.

DEUXIÈME PARTIE.—1o Ouverture d’Otello, musique de Rossini, à grand orchestre.

2o Souvenirs d’Irlande, grande fantaisie pour piano et orchestre, composée et exécutée par M. Moschelès ;

3o Air de J. Monthechie Capuleti, musique de Bellini ; chanté par Mlle Vanderperren ;

4o Solo pour flûte, exécuté par M. Aerts, âgé de 10 ans ;

5o Improvisation au piano, par M. Moschelès (sur un ou plusieurs thèmes qui lui seraient indiqués).

Ce concert, le seul qui sera donnée par M. Moschelès, pendant son séjour à Bruxelles, sera dirigé par M. Fétis.

Ou peut se procureur des billets d’avance, chez Mme Jorez Nolot, march and de musique, Montagne de la Cour ;

Chez M. LAHOU, professeur et march and de musique, rue de la Made laine.

Chez M. MESSEMAEKERS, professeur et marchand de musique, rue de Loxum.

L’Indépendant (December 14, 1835): 4.

PROGRAMME.

Du grand concert vocal et instrumental donné à la salle du Grand Concert, rue Ducale, par M. Moschelès, professeur à l’Academie royale de musique, à Londres, mardi 15 décembre, à 7 heures du soir.

PREMIÈRE PARTIE.

1o Ouverture d’Oberon, musique de C. M. De Weber à grand orchestre ;

2o Air d’Anna Bolena, musique de Donizetti, chanté par Mlle Deroy ;

3o Concerto fantastique (manuscrit), pour piano et orchestra, compose et exécuté par M. Moschelès ;

4o Trio du Matrimonio Segreto, musique de Cimarosa, chanté par MMlles de Pauw, Vanderperren et Deroy.

DEUXIÈME PARTIE.

1o Ouverture d’Otello, musique de Rossini, à grand orchestre ;

2o Souvenirs d’Irlande, grande fantaisie pour piano et orchestre, composée et exécutée par M Moschelès ;

3o Air de i Monthecchi e Capuleti, musique de Bellini, chanté par Mlle Vanderperren ;

4o Solo pour flûte, exécuté par M. Aerts, âgé de 10 ans ;

5o Improvisation au piano ( ), par M. Moschelès (sur un ou plusieurs thèmes qui lui seraient indiqués.)

Ce concert, le seul qui sera donné par M. Moschelès, pendant son séjour à Bruxelles, sera dirigé par M. Fétis.

Ou peut se procureur des billets d’avance, chez Mme Jorez Nolot, march and de musique, Montagne de la Cour.

Chez M. Lahou, professeur et march and de musique, rue de la Madelaine.

Chez M. Messemaekers, professeur et marchand de musique, rue de Loxum

Reviews

L’Indépendant (December 16, 1835): 3.

—Le concert donné hier par M. Moschelès, avait attiré la foule. Nous rendrons compte de cette belle soirée musicale.

L’Emancipation (December 17, 1835): 3.

—CONCERT DE M. MOSCHELÈS.—Un public nombreux s’était donné rendez-vous, avant-hier, dans la Salle du Grand-Concert, pour entendre le célèbre pianiste. Les differens morceaux qu’il a exécutés, ont été couverts d’applauidissemens. Les Souvenirs d’Irlande, et l’improvisation de M. Moschelès sur trois thèmes : (La Dernière Pensée de Weber, quand je guittai la Normandie, et un air de Guillaume-Tell) ont surtout excité un vif enthousiasme. Le talent prodigieux, sur la flûte, du jeune J. Aerts, virtuose, âgé seulement de dix ans, a causé autant de surprise que d’admiration.

L’Indépendant (December 17, 1835): 3.

—Le Journal de la Belgique annonce que le jeune Aerts, au concert de Moschélès, a joué un solo de violon, sur le thême Bonheur de se revoir. Celui qui a donné cette nouvelle au Journal de la Belgique s’est moqué de lui. Le jeune Aerts joue de la flûte et non du violon, et il a joué, avec un talent supérieur un admirable solo arrangé par M. Lahou, son professeur. Cet enfant, à peine âge de 10 ans, est un véritable prodige.

Le Belge (December 20, 1835): 2.

—Le concert de M. Moschelès avait attiré mardi soir un auditoire considérable au concert noble : la salle était véritablement encombrée. Cette soirée a été un véritable triomphe pour l’admirable pianiste. Le concerto fantastique qu’il a exécuté avec une hardiesse, une pureté et un charme inexprimables, a été couvert d’applaudisemens unanimes et long-temps prolongés. L’enthousiasme du public a surtout éclaté lorsqu’avec la plus étonnante facilité M. Moschelès a improvisé un morceau sur les motifs demandés par le public de Robert le Diable et Robin des Bois.

Mademoiselle Deroy dans une belle cavatine de la Dame du Lac a obtenu tous les suffrages. Elle possède un beau contralto : son chant se distingue par une méthode excellente ; sa voix est pure, nette ; elle aborde la note avec franchise, et tout annonce en elle une artiste distinguée qui sent vivement ce qu’elle exprime. Depuis la dernière fois que nous l’avions entendue, Mle. Deroy a fait beaucoup de progrès, et nous l’en félicitons.

Nous regrettons de ne pouvoir dire la même chose de Mlles Vanderperren et Depauw, qui nous semblent rester stationnaires. La première de ces deux personnes possède pourtant un bel instrument qu’elle mène avec art Il ne tient qu’à elle de devenir une cantatrice excellente ; mais il faut qu’elle veuille le devenir, et qu’elle travaille au lieu de s’endormir sur les applaudissemens qu’elle recueille.

Il parait qu’on ne peut plus donner un concert sans y faire entendre un enfant ; au concert de l’hôtel-de-ville, le jeune Benda a exécuté fort bien un morceau sur le piano, mais son talent n’offrait encore rien d’assez remarquable pour le faire connaitre du public, et nous craignons que les applaudissemens donné à la jeunesse de l’artiste, ne soient plus propre à l’arrêter qu’a l’encourager. Nous ne serons pas aussi sévères pour M. Aerts que nous avons entendu au grand concert dans un solo de flûte, quoi qu’il ne soit âgé que de 10 ans, c’est déjà un véritable artiste. Nous ne croyons pas pouvoir faire un plus bel éloge du jeune musicien.

L’Indépendant (December 20, 1835): 2-3.

CONCERT DE M. MOSCHELÈS.

Si je ne suivais l’ordre chronologique, c’est de ce concert que j’aurais voulu vous parler d’abord, non seulement à cause du grand mérite de l’artiste, mais encore à cause de l’excellent choix des morceaux offerts au public. Weber, Cimarosa, Rossini, Donizetti, ont fait les frais de cette soirée. Il ne manquait là que le nom de Beethoven, mais on ne peut pas tout avoir en un jour.

Le concert a commencé par l’ouverture d’Oberon. Ce morceau est trop connu pour qu’il sort utile d’en parler longuement. Je dirai seulement que l’exécution a été digne de cette excellente partition, et fait le plus grand honneur aux élèves du Conservatoire et à leur directeur. La Cavatine Elena ! o tu che chiamo ! de la Donna del Lago, qui a suivi, est un morceau exquis L’allegro est d’une suavité charmante. Mlle Vanderperren qui a chanté ce morceau, a comme on sait une forte belle voix, mais cette voix manque de mordant, je ne sais si c’est défaut d’art, où s’il faut attribuer cette circonstance à la nature seule. Je dirai franchement aussi que les progrès de cette jeune artiste, ne répondent pas à l’espoir qu’on en avait conçu. Son chant manque de netteté et d’agilité. Il lui est difficile de bien rendre les mouvemens rapides. D’autre part je ne comprends pas pourquoi lorsque Mlle Vanderperren chante de l’italien elle se croit dans l’obligation de donner de la rudesse à cette langue qui a tant de douceur. Les sons qui sortent de sa bouche sont étouffés et sa voix est grossie d’une manière désagréable. Le trio du Matrimonio segreto a été fort bien chanté par MMlles De Pauw, De Roy et Vanderperren. Il a produit un effet des plus agréables. Mlle De Pauw y a été charmante. L’air d’Anna Bolena qu’a chanté Mlle De Roy est un des plus beaux de Donizetti. Mlle De Roy y a fait preuve de beaucoup de talent ; cette jeune artiste possède une très belle voix et ses progrès sont rapides et bien marqués. Sa vocalisation est nette et bien accentuée ; son chant rempli d’aplomb et de goût ; elle file avec aisance les fiorituré ; si elle persevére dans ses études je ne doute pas qu’elle ne devienne un jour une cantatrice fort distinguée.

Quelques mots pour un petit enfant de dix ans, le jeune Aerts, déjà grand par sou talent. En vérité, j’ne puis comprendre comment, à son âge, il a pu parvenir à une telle perfection sur la flûte. Son jeu est bien accentué, bien raisonné ; il y a toute la finesse d’esprit d’un artiste de trente ans. Il est impossible de mettre et plus d’expression et plus d’art el plus de tact qu’il n’en a mis dans les variations qu’il a jouées, sur l’air : Bonheur de se revoir ! de Mme Malibran ! on sait que cet enfant, né à Boom de parens peu aisés (1) est venu depuis deux ans étudier au Conservatoire. Il y a fait des progrés [sic] tellement rapides que son maître, M. Lahou, dort s’attendre à être bientôt surpassé. Six fois le public a interrompu le jeune Aerts pour l’applaudir ; et à la fin une triple salve d’applaudissemens frénétiques a témoigné de l’effet que ce merveilleux enfant avait produit sur son auditoire. Le père du jeune artiste était là pour jouir de sen triomphe. Il a du être satisfait.

L’impossibilité pour le piano de conserver long-temps et même de recevoir jamais un accordement parfaitement juste ; l’impossibilité de varier sa sonorité ; l’impossibilité de filer un son, d’accentuer un chant, d’enfler ou de diminuer graduellement un trait ; l’impossibilité d’éteindre la note, quand cesse sa valeur métrique ; tous ces défauts irrémédiables produisent  en général, sous le toucher de la médiocrité, un décousu de chant, un pêlemêle d’harmonie, un bourdonnement, enfin, d’une éclatante, mais très lassante monotonie. Le grand art de M. Moschelès, ce n’est point d’avoir se corriger en tierement ces vices origineles, c’est de la compenser par des qualités toutes spéciales, c’est de s’être crée sur cet instrument, si beau parfois, si fastidieux souvent, et si borné toujours, un style aussi coloré, aussi nuance que possible.

Comme accompagnateur de grand concert, et comme solo de petit appartement, le piano est à coup sur le premier de nos instrumens. Il est fâcheux que les dix-neuf vingtièmes des exécutans se plaisent à dénaturer ses précieuses qualités, et, abusant de la merveilleuse docilité de ses touches, a en fussent qu’un détestable bavard. Est-il rien d’ennuyeux, rien d’insupportable comme ces éternelles dégringolades, ces ascensions, ces chapelets de notes qui se pressent avec une incalculable rapidité, sans qu’au milieu de tant de sons perdus, l’oreille paisse distinguer le moindre semblant d’idée ! Le piano joué ainsi n’est plus à la musique expressive, la seule musique valable, que ce qu’est la danse de corde à la danse des Taglioni et des Elssler.

M. Moscheles préfère la pensée au tour de force : ses compositions et sou style se distinguett par une correction de dessin qui n’a rien de mesquin, rien pu arriver le 16 â Toulon. Mais à la date de cette lettre, l’expédition n’était pas commencée, et celui qui l’écrivait pouvait penser qu’a l’époque qu’il assignait, au départ de S. A. R., l’expédition serait terminée. C’est sans doute sur la foi de cette lettre que le Temps a rédigé sa nouvelle. Corresp.

Gazette Musicale de Paris (January 24, 1836): 29-31.

Bruxelles, le 20 janvier 1836.

MOSCHELÈS.

Le célèbre pianiste Moschelès, retournant de Hambourg à Londres, a pris, avec toute sa famille, sa route par la Hollande et la Belgique. Ses pas n’ont été marqués que par les succès de son immense talent. A Amsterdam, à Rotterdam, à La Haie, il a donné des concerts, où les nombreux amateurs de bonne musique, que renferme la Neerlande, s’étaient réunis pour admirer et applaudir le virtuose et le compositeur. A Anvers, M. Moschelès n’a pu donner qu’un seul concert, à cause des tracasseries qui lui ont été suscitées par le directeur du spectacle. Plus heureux à Bruxelles, il a trouvé, dans les souvenirs qu’il y avait laissés, de puissants auxiliaires qui ont fait écarter tous les obstacles. Deux sociétés musicales (celles du Grand-Concert et de l’Hôtel d’Angleterre) se sont empressées de seconder les vues de l’artiste célèbre et de lui faire les honneurs de la ville. Rien de plus significatif en faveur du talent de M. Moschelès que cet empressement d’une population qui se montre eu général assez indifférente pour les concerts.

….

Cette brillante soirée [à la société de l’Hôtel d’Angleterre] n’a été que le prélude du concert que M. Moschelès a donné ensuite, dans la belle salle de la rue Ducale. La société du Grand-Concert, qui est en possession de celte salle, s’était empressée de la mettre à la disposition du célèbre artiste, et s’était chargée de son éclairage en bougies. L’orchestre du Conservatoire, réuni sous la direction de son chef, seconda M. Moschelès avec tout le zèle qui était dû à son beau talent, et en a été récompensé lorsque ce digne artiste a déclaré qu’il n’avait jamais été aussi bien accompagné. Certes, cet éloge est de quelque prix, car je ne pense pas qu’il y ait de musique aussi difficile à bien rendre que le concerto fantastique pour le piano, que M. Moschelès vient de composer et qu’il a exécuté à ce coneert [sic]. Parlons de cette belle et importante composition.

Tout le monde l’avoue, les formes du concerto ancien sont usées parce qu’elles sont trop connues, trop convenues, j’oserais dire, et parce que le retour périodique des idées y est prévu d’avance. Depuis long-temps, les inconvénients de ces formes du concerto sont reconnues, et l’on a essayé de s’y soustraire en adoptant une nouvelle coupe de concertino, composée d’un premier morceau de mouvement allegro, d’un adagio ou andante, et enfin d’un dernier mouvement vif. Mais on ne s’est point aperçu qu’on gagnait peu de chose à ce changement, puisqu’n ne faisait que substituer une forme symétrique à une autre. Ce n’est point ainsi qu’on pouvait innover d’une manière heureuse dans le concerto, car toutes les parties de ce genre de symphonie avaient besoin d’être refaites sur un nouveau plan qui ne devînt pas conventionnel ; M. Moschelès a rempli à cet égard toutes les conditions désirables, et son concerto inédit, auquel il a donné le nom de fantastique, me paraît digne d’être compté au nombre des compositions les plus originales et les plus importantes de son espèce. On voit que, bien qu’on m’accuse d’être classique, moi, le plus chaud partisan de la nouveauté réelle, belle, inspirée, et non grimacière ou furieuse, je ne m’effarouche pas d’un titre.

Ce n’est pas seulement une formule nouvelle que je trouve dans le concerto de Moschelès, ce sont des mélodies, des formes de traits, une harmonie, une instrumentation, une combinaison de l’orchestre et de l’instrument principal, qui ne ressemblent à rien de ce qu’on a fait jusqu’ici. Et d’abord, cette combinaison de l’orchestre avec le piano, me paraît être, par l’effet qu’elle produit, un chef-d’œuvre du genre. Les concertos de piano de Mozart, le cinquième concerto de piano de Beethoven (en mi bémol), et son concerto de violon renferment certainement des choses d’une grande beauté, mais c’est aux dépens de la partie principale, qui n’est qu’une fraction de l’ensemble, et qui, en général, manque un peu de brillant. De là vient que les virtuoses jouent peu cette musique, qui est difficile et qui ne proeure [sic] pas de ces succès d’éclat qu’ils recherchent tous. Moschelès, tout en faisant de la musique de musicien, de la musique combinée d’une multitude d’effets d’ensemble, a trouvé le moyen de ne rien enlever à la partie principale de sa prépondérance et de son caractère brillant. C’est une sorte de tour de force qui n’a pu être réalisé que par un grand musicien et un grand pianiste réunis dans la même personne. A ce mérite unique, est joint celui d’une riche fantaisie de motifs, de modulations et de traits inattendus. Ce morceau, bien qu’assez long et d’un caractère mélancolique, a excité le plus vif enthousiasme dans la plus nombreuse assemblée qui ait peut-être jamais été rassemblée pour un concert à Bruxelles. Il est vrai, qu’au mérite très-considérable de la composition était réuni le mérite d’une exécution dont la perfection est vraiment admirable. Il est vrai encore que l’orchestre, électrisé par l’artiste, dont il avait bien compris les fantastiques inspirations, s’est prêté avec une rare intelligence à toutes les variations de mouvements, aux accélérations de vitesse et aux ralentissements progressifs dont tout le concerto est rempli, et qui en rendent l’exécution d’une difficulté excessive. Il semblait que toute cette masse d’instruments était jouée par un seul artiste, animé de l’âme de Moschelès.

L’admiration, excitée par ce morceau remarquable, s’est encore accrue par le talent prodigieux, déployé par l’artiste dans une improvisation sur des thèmes qui lui avaient été indiqués par des personnes de l’auditoire. Les thèmes étaient l’air d’Alice, au deuxième acte de Robert le Diable, les couplets de Richard, dans le Fréyschùtz, et la Dernière Pensée, attribuée à Weber. J’ai souvent entendu Moschelès improviser, et presque toujours d’une manière remarquable, mais en cette circonstance, il m’a paru s’être élevé au-dessus de tout ce que j’avais entendu, et même de ce que je croyais possible ; car le plan de son improvisation n’était pas établi sur des variations successives des différents thèmes. Après une introduction, disposition banale, dans laquelle rentrent toutes les fantaisies, et dans laquelle les artistes ne se distinguent que par leur habileté à développer le motif, Moschelès, s’emparant de ses trois motifs comme devant former un seul tout, a fait entendre d’abord une fantaisie libre, de son imagination, où de légères indications de thèmes étaient jetées çà et là pour préparer l’oreille à les entendre développer. Puis ces thèmes ont apparu successivement, ont été travaillés seul à seul par le célèbre pianiste, se liant l’nn [sic] à l’autre par les transitions les plus heureuses, puis ils ont été réunis et se sont servis mutuellement d’accompagnement avec un art infini, bien, qu’en apparence, il n’y ait aucun rapport entre eux. Et dans tout cela, point d’hésitation, point de tâtonnements ; partout une pensée nette, riche d’imagination, mais admirablement bien réglée. Ajoutez-y le mérite d’une exécution, tantôt foudroyante, tantôt élégante et délicate, et vous aurez à peine une idée de l’immense mérite de cette improvisation, qui a porté le plaisir des artistes jusqu’au plus vif enthousiasme.

Au sein des émotions, produites par Moschelès, comme compositeur et comme pianiste, il était difficile que d’autres choses fixassent l’attention, et pourtant deux élèves du Conservatoire ont pu se faire applaudir avec transport dans un voisinage si dangereux. L’un, M. Aerts, âgé de dix ans et demi, est un jeune flûtiste, élève de M. Lahon. Cet enfant possède une de ces organisations rares qui font de grands artistes dès le berceau. Il y a tant d’àme dans ce petit corps, un sentiment si exquis du beau, une embouchure naturelle si parfaite, un art si rare de donner le souffle sans qu’on aperçoive aucune fatigue, que je ne connais pas d’artiste qui pût se flatter de lutter avec quelque espoir d’avantage contre ce faible enfant. Frappé d’étonnement et d’admiration, M. Moschelès a proclamé le jeune Aerts un grand artiste.

L’autre élève dont je veux parler est Mlle Deroy, aussi remarquable par la beauté de sa voix que par l’expression de son chaut et la légèreté de sa vocalisation. Dans une scène d’Anna Bolena, puis dans une autre de Norma, Mlle Deroy a fait preuve d’un beau talent et a recueilli de vifs applaudissements. Moschelès a témoigné hautement son étonnement de rencontrer dans un élève un talent déjà si formé et des qualités si rares. Il y a pour Mlle Deroy un avenir bien riche de succès. Ces succès sont d’autant plus certains pour elle, qu’elle ne se montre pas pressée d’eu jouir, et qu’elle comprend bien les avantages d’une éducation. Dans un an, tout sera dit pour elle dans l’école ; elle ira alors achever de s’instruire au théâtre et avec les avertissements du public.

Bien des sollicitations étaient adressées à Moschelès pour qu’il donnât un deuxième concert, mais, pressé de retourner à Londres, il n’a pu se rendre aux vœux qui lui étaient exprimés, et a dû refuser aussi les offres qui lui étaient faites à Liège, Gand et Lille. Il s’est rendu directement à Calais pour s’y embarquer.

Allgemeiner musikalischer Anzeiger (February 25, 1836): 30-31.

Moscheles hat in Brüssel Concert gegeben und ein dortiges Blatt spricht ich hierüber folgendermaßen aus: Die große Kunst Moscheles besteht darin, daß er ich auf diesem manchmahl so schönen, öfters langweiligen aber immer begränzten Instrumente einen so farbigen und nuancirten Styl erschaffen hat, als möglich. Moscheles zieht den Ausdruck des Gedankens den Force-Touren vor, eine Noten folgen ich in unglaublicher Geschwindigkeit, ohne daß dem Zuhörer dadurch nur eine verloren geht, und eine Compositionen zeichnen ich durch Originalität ohne Anmaßung, Kühnheit ohne Ausschweifung, und Glanz ohne Flitter aus. Moscheles singt auf dem Pianoforte. Er spielte ein Concert fantastique, nach welchem nicht nur das ganze Publicum, sondern auch das ganze Orches ter in ein enthusiastisches Beyfallklatschen ausbrach. Dann spielte er sieben Etuden, worin er zeigte, daß er in jedem Genre gleichgroß sey, dann folgte eine Phantasie: Les Souvenirs d’ Irlande, und endlich eine improvisirte Phantasie. Man gab ihm 3 Themate dazu, nähmlich: „Den letzten Gedanken Weber’s, ein Thema aus Robert le Diable, und eines aus dem Freyschütz; diese ließ der Meister erst allein hören, dann verwebte er sie zu dem herrlichsten Ganzen. Moscheles Concert war ein wahres Fest zu seiner Ehre.

The Musical World, vol.48 (March 26, 1870): 209.

[A critic G. wrote an article in honour of Moscheles’ death on 10 March 1870, and he quote Fetis in the following:]

I was at a concert at Brussels in the year 1835, when three themes were offered him for improvisation. Not content with choosing one out of three, he first of all treated each in succession, and then united the three in the most exquisite manner, giving them alternately in each hand, and making each accompany the oters, and all without the least hesitation, or a moment’s failure in the progress of the interest. The applause at the end of this extraordinary performance was something prodigious, and I confess that if I had not heard it, I could not have believed in the possibility of such a feat.

11 December 1835

Party by the Société d’artistes

 

Brussels: Hôtel d’Angleterre

Programme

Free Piano FantasiaMr. Moscheles 
Piano Fantasia and Variations on the
favourite air ‘Au clair de la Lune’ (Op.50)
Mr. MoschelesMoscheles
Piano Fantasia, The Recollections of Ireland
with Orchestral Accompaniments
Mr. MoschelesMoscheles
SongsMme Ponchard 
Violin PieceM. Vieuxtemps 
Principal Vocalists: Mme Ponchard  Principal Instrumentalists: Mlle Michelot
Principal Instrumentalists: Mr. Moscheles, M. Vieuxtemps

———————————

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L’Indépendant (December 3, 1835): 3.

—Le second concert de la Société de l’hôtel d’Angleterre aura lieu saméd procham [sic]. Nous apprenons que cette Société, toujours empressée de profiter du passage des artistes célèbres, à pris des arrangemens avec MM. Moschelès Ponchard et Vieuxtemps qui s’y feront entendre.

The Evening Chronicle (December 20, 1835): 3.

MR. MOSCHELES…He is now we believe, at Amsterdam, from whence he return by the way of the Hague, Rotterdam, Antwerp, and Brussels, and is expected in London about the middle of December.

Le Constitutionnel: journal du commerce, politique et littéraire (December 29, 1835): [5].

Le célèbre pianist Moschelès, que l’on espérait voir à Paris, à son retour de l’Allemagne, a quitté Bruxelles il y a quelques jours, pour retourner directement à Londres où il était impatiemment attendu. Il a donné des concerts dans les principates villes de la Hollande, ainsi qu’à Anvers et à Bruxelles. Dans la plupart de ces soirées, il s’est servi de pianos de la nouvelle construction de pape. On remarque avec plaisir que les premiers pianistes de l’Angleterre, les Moschelès, Crammer, Mme Anderson, apprécient les perfectionnemens importans faits par ce fabrixant.

Reviews

Le Belge (December 15, 1835): 2-3.

Le célèbre pianiste Moschelès s’est rendu le 11, à la Société d’artistes, où une brillante réunion l’attendait. Un seul morceau improvisé a suffi pour électriser tous les assistans. Il serait difficile d’exprimer tout le charme, toute la poésie qui caractérisait son exécution, de Faïsance et de l’abandon avec lequel il se joue des plus grandes difficultés ; l’enthousiasme était peint sur la figure des musiciens et compositeurs belges les plus distingués qui l’entouraient ; car eux seuls étaient initiés dans les secrets des richesses sans bornes que le génie de l’artiste déployait et des immenses difficultés qu’il surmontait sans aucun effort.

A la fin de la soirée, la société, pour lui témoigner sa vive reconnaissance, lui a fait cadeau de trois charmans dessings d’album, exécutés par M. Madou, Kreins et Bossuet, que M. Moschelès a acceptés avec le plus vif plaisir en remerciant personnellement ces artistes.

Journal de pièces officielles (December 16, 1835): 2.

—Le célèbre pianiste Moschelès s’est rendu, le 11, à la Société d’artistes, où une brillante réunion l’attendait. Un seul morceau improvisé a suffi pour électriser tous les assistans. Il serait difficile d’exprimer tout le charme, toute la poésie qui caractérise son exécution, l’aisance et l’abandon avec lequel il se joue des plus grandes difficultés ; l’enthousiasme était peint sur la figure des musiciens et compositeurs belges les plus distingués qui l’entouraient ; car eux seuls étaient initiés dans les secrets des richesses sans bornes que le génie de l’artiste déployait et des immenses difficultés qu’il surmontait sans aucun effort. A la fin de la soirée, la société, pour lui témoigner sa vive reconnaissance, lui a fait cadeau de trois charmans dessins d’album, exécutés par M. Madou, Kreins et Bossuet, que M. Moschelès a acceptés avec le plus vif plaisir en remerciant personnellement ces artistes. Le portrait de M. Moschelès, dont M. Baugnie s’occupe en ce moment, paraitra dans l’un des premiers nce de l Artiste.

Gazette Musicale de Paris (January 24, 1836): 29-30.

Bruxelles, le 20 janvier 1836.

MOSCHELÈS.

Le célèbre pianiste Moschelès, retournant de Hambourg à Londres, a pris, avec toute sa famille, sa route par la Hollande et la Belgique. Ses pas n’ont été marqués que par les succès de son immense talent. A Amsterdam, à Rotterdam, à La Haie, il a donné des concerts, où les nombreux amateurs de bonne musique, que renferme la Neerlande, s’étaient réunis pour admirer et applaudir le virtuose et le compositeur. A Anvers, M. Moschelès n’a pu donner qu’un seul concert, à cause des tracasseries qui lui ont été suscitées par le directeur du spectacle. Plus heureux à Bruxelles, il a trouvé, dans les souvenirs qu’il y avait laissés, de puissants auxiliaires qui ont fait écarter tous les obstacles. Deux sociétés musicales (celles du Grand-Concert et de l’Hôtel d’Angleterre) se sont empressées de seconder les vues de l’artiste célèbre et de lui faire les honneurs de la ville. Rien de plus significatif en faveur du talent de M. Moschelès que cet empressement d’une population qui se montre eu général assez indifférente pour les concerts.

A peine la prochaine arrivée de M. Moschelès à Bruxelles fut-elle connue, que la société de l’Hôtel d’Angleterre fit, avec l’auteur de cet article, des arrangements pour que le grand pianiste se fit entendre dans une soirée. Il y joua la belle fantaisie des Souvenirs d’Irlande, des variations sur l’air : Au clair de la lune, et une improvisation. Rien n’égale l’enthousiasme que fit naître le talent de l’artiste, dans ces trois morceaux, modèles de goût, de délicatesse et de brillante exécution. La froideur belge avait disparu devant cette perfection idéale d’ensemble et de détails. C’est quelque chose de si original que la fantaisie des Souvenirs d’Irlande ! Les motifs principaux y sont traités avec tant d’art ! Il y a tant de charme dans la science de leur agencement, et l’exécution brillante, fine et délicate de l’auteur y ajoute tant de prix, que le succès d’un pareil morceau, entre les mains d’un pianiste tel que M. Moschelès, ne saurait être douteux, le public fùt-il encore moins amateur de concerts qu’il ne l’est à Bruxelles. Le plaisir de cette soirée a été complété par quelques morceaux, chantés avec un goût exquis par Ponchard, qui se trouvait momentanément à Bruxelles, et par deux fantaisies de violon, exécutées avec un talent fort remarquable, par M. Vieuxtemps, qui, à peine sorti de l’enfance, s’est déjà placé au rang des artistes les plus distingués.

The Morning Post (January 8, 1836): 4.

Extract from the Constitutionnel of December 29, 1835.— “The celebrated pianist, Mr. Moschelles, who was expected at Paris, on his return from Germany, left Brussels some days ago to proceed to London. He has given concerts in the principal towns in Holland, at Antwerp, and Brussels. At most of these concerts he has played on pianofortes of the new construction of M. Paper, of Paris. All amateurs of that instrument have observed with pleasure that the first pianoforte players of England, as Mr. Moschelles, Cramer, and Mrs. Anderson, appreciate the important improvements made by M. Pape.

The Greenwich, Woolwich and Deptford Gazette, and West Kent Advertiser (January 9, 1836): 3.

M. Moscheles, the celebrated composer and pianiste, has been recently giving concerts at Amsterdam, the Hague, and Rotterdam, and latterly at Brussels, with great success.

Bell’s Life in London and Sporting Chronicle (January 10, 1836): 1. 

Moscheles has been recently giving concerts at Amsterdam, the Hague, and Rotterdam, and Brussels, with great success.

Caledonian Mercury (January 11, 1836): 2. 

Moscheles has been recently giving concerts at Amsterdam, the Hague, and Rotterdam, and Brussels, with great success.

n.d. November 1835

[Ignaz Moscheles’ Concert]

 

Antwerp


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Le Belge (November 27, 1835): 2-3.

Moscheles qui partage avec Kalbrameer, la plus haute réputation en Europe d’artiste sur le piano [*]rst attendu à Anvers, à la fun de ce mois. Nous Signerons s’il donnera un concert.

The Evening Chronicle (December 20, 1835): 3.

MR. MOSCHELES…He is now we believe, at Amsterdam, from whence he return by the way of the Hague, Rotterdam, Antwerp, and Brussels, and is expected in London about the middle of December.

Reviews

Le Constitutionnel: journal du commerce, politique et littéraire (December 29, 1835): [5].

Le célèbre pianist Moschelès, que l’on espérait voir à Paris, à son retour de l’Allemagne, a quitté Bruxelles il y a quelques jours, pour retourner directement à Londres où il était impatiemment attendu. Il a donné des concerts dans les principates villes de la Hollande, ainsi qu’à Anvers et à Bruxelles. Dans la plupart de ces soirées, il s’est servi de pianos de la nouvelle construction de pape. On remarque avec plaisir que les premiers pianistes de l’Angleterre, les Moschelès, Crammer, Mme Anderson, apprécient les perfectionnemens importans faits par ce fabrixant.

The Morning Post (January 8, 1836): 4.

Extract from the Constitutionnel of December 29, 1835.— “The celebrated pianist, Mr. Moschelles, who was expected at Paris, on his return from Germany, left Brussels some days ago to proceed to London. He has given concerts in the principal towns in Holland, at Antwerp, and Brussels. At most of these concerts he has played on pianofortes of the new construction of M. Paper, of Paris. All amateurs of that instrument have observed with pleasure that the first pianoforte players of England, as Mr. Moschelles, Cramer, and Mrs. Anderson, appreciate the important improvements made by M. Pape.

The Greenwich, Woolwich and Deptford Gazette, and West Kent Advertiser (January 9, 1836): 3.

M. Moscheles, the celebrated composer and pianiste, has been recently giving concerts at Amsterdam, the Hague, and Rotterdam, and latterly at Brussels, with great success.

Bell’s Life in London and Sporting Chronicle (January 10, 1836): 1. 

Moscheles has been recently giving concerts at Amsterdam, the Hague, and Rotterdam, and Brussels, with great success.

Caledonian Mercury (January 11, 1836): 2. 

Moscheles has been recently giving concerts at Amsterdam, the Hague, and Rotterdam, and Brussels, with great success.

Revue et Gazette Musicale de Paris (January 24, 1836): 29-31.

Bruxelles, le 20 janvier 1836.

MOSCHELÈS.

Le célèbre pianiste Moschelès, retournant de Hambourg à Londres, a pris, avec toute sa famille, sa route par la Hollande et la Belgique. Ses pas n’ont été marqués que par les succès de son immense talent. A Amsterdam, à Rotterdam, à La Haie, il a donné des concerts, où les nombreux amateurs de bonne musique, que renferme la Neerlande, s’étaient réunis pour admirer et applaudir le virtuose et le compositeur. A Anvers, M. Moschelès n’a pu donner qu’un seul concert, à cause des tracasseries qui lui ont été suscitées par le directeur du spectacle.

25 December 1820

Concert Spirituel by Ignaz Moscheles

 

Brussels: Salle du Grand-Concert

Time: Morning, Seven o’Clock

Tickets: Subscribers, 3 francs; Non-Subscribers, 5 francs

Programme

Part I  
Symphony  
AirMlle Michelot;
Violin Obbligato: M. Meerts
Paër
Piano ConcertoMr. MoschelesMoscheles
‘Oraison dominicale’, Sacred music arranged
for Four Voices with Orch. Accomp.
Mlle Michelot, [?], [?], [?]Lecamus
Violin ConcertoM. MeertsLafont
Part II  
Overture, Saul Haydn
Grand Piano Variations on a Military March
with Orch. Accomp. (Alexander Variations)
Mr. MoschelesMoscheles
From Die Zauberflöte
Air with Variations, ‘O dolce Concento’
Mlle MichelotMozart
Violoncello SoloM. Platel 
Free Piano FantasiaMr. Moscheles 
Principal Instrumentalists: Mlle Michelot
Principal Instrumentalists: MM. Michelot, Platel, Mr. Moscheles
Conductor: Monsieur Van Der Planken

———————————

Charlotte: Dann geht’s in’s belgische Land hinein, nach Brussel…Das musikalische Leben in Brüssel war damals ein sehr reges; Moscheles wurde freudig begrüsst und häufig zu Concerten herangezogen. [AML I, 38.]

Moscheles: Das ist die Vorbereitung für Paris, in Sprache und Sitte. [AML II, 38.]

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Journal de Bruxelles (December 20, 1820): 4.

—M. Moscheles vient de céder aux vœux du grand nombre d’amateur qui désiraient qu’il se fit entendre une troisième fois. Il se propose en conséquence de donner un concert spirituel le 25 du présent. Le choix de ce jour et sa solennité indiquent assez le genre de musique que l’on doit y exécuter, et l’on peut assurer d’avance que le talent du musicien ne brillera pas d’un moins vif éclat dans le sacre que dans le profane. Nous donnerons très-incessamment le programme de ce concert.

Le Vrai Libéral ; journal politique, philosophique & littéraire (December 20, 1820): 3.

Bruxelles, le 19 décembre.

M. Moscheles, désirant témoigner au public de Bruxelles, sa reconnaissance de l’accueil flatteur qu’il en a reçu, vient de céder aux nombreuses sollicitations qui lui ont été adresses, de se faire entendre une dernière fois. Il donnera lundi prochain, jour de Noël, un concert spirituel dans la salle du Grand-Concert. On peut se procurer des billets au même prix et aux mêmes adresses que précédemment.

Journal de la Belgique: pièces officielles, nouvelles diverses (December 22, 1820): 335.

Bruxelles, 21 décembre.

…M. Moscheles se rendant au désir des nombreux admirateurs de son talent, donnera lundi prochain, 25 de ce mois, un concert spirituel par souscription, à sale du grand-concert. Le prix de la souscription est de 3 francs par billet ; les non-souscripteurs paieront 5 fr. On souscrit chez  MM. vander Planken, rue du pont-neuf, Weissenbruch, rue du musée, et Messemaekers, rue de Loxum. Nous doutons d’autant moins de l’empressement qu’on mettra à venir entendre encore ce pianiste extraordinaire, que ce concert sera définitivement le dernier dont il nous gratifiera.

Le Vrai Libéral ; journal politique, philosophique & littéraire (December 23, 1820): 4.

SALLE DU GRAND CONCERT.

Lundi prochain 25 décembre, grand Concert spirituel, qui sera donne par M. Moscheles, pianiste et compositeur, de Vienne.

Ce sera le dernier concert dans lequel cet artiste se fera entendre.

Le concert sera dirigé par M. Vander Planken.

Le prix de la souscription est de 3 francs par billet, les non-souscripteurs payeront 5 francs.

On souscrit chez M. Vander Planken, rue du Pont-Neuf, chez M. Weissenbruch, Place Royale, et chez M. Messemackers, rue du Loxum.

Journal de Bruxelles (December 24, 1820): 4.

Lundi 25, de ce mois, M. Moscheles, de Vienne, donnera un concert spirituel, dans la sallew du Grand-Concert.

Le prix de souscription est de 3 francs par billet, et de 5 francs pour les non-souscripteurs. On souscrit chef M. Van der Plancken, rue du Pont-Neuf, chez M. Weissembruch, Place-Royale et chez M. Messemaeker, marchand de musique, rue de Loxum.

Journal de la Belgique: pièces officielles, nouvelles diverses (December 24, 1820): 344.

Dans le programme du concert spirituel que donnera M. Moscheles lunch prochain, on remarque un morceau intitule : Poraison dominicale, pour 4 voix avec accompagnement à grand orchestre, de la composition de M. Lecamus, habitant de cette ville. M. Moscheles se fera entendre trois fois. Mlle Michelot chantera deux morceaux dont l’un est le bel air de Mozart O dolce concento, avec variations M. Platel exécutera un solo sur le violoncelle, et enfin M. Meerts, notre concitoyen, élève très-distingué de M. Vander Planken houera un concerto de violon de M. Lafont. Le concert sera dirigé par M. Vander Planken.

Le Flambeau : journal politique et littéraire (December 24, 1820): 4.

SALLE DU GRAND CONCERT.

Lundi prochain, 25 décembre.

GRAND CONCERT SPIRITUEL,

Qui sera donne par M. Moscheles, pianiste et compositeur de Vienne. Ce sera le dernier concert, dans lequel cet artiste se fera entendre.

Le concert sera dirigé par M. Vanderplanken.

Le prix de la souscription est de 3 francs par billet ; les non-souscripteurs payeront 5 francs.

On souscrit chez M. Vanderplanken, rue du Pont-Neuf ; chez M. Weissenbruch, rue du Musée ; et chez M. Messemackers, due du Loxum.

Journal de Bruxelles (December 25, 1820): 4.

Salle du grand Concert.

Programme du concert spirituel qui sera donné, lundi 25 décembre, par M. Ignace Moscheles, de Vienna.

Première partie : 1o symphonie à grand orchestre ; 2o air avec violon-obligé de Paer, chanté par Mlle Michelot, accompagné par Mr Meerts ; 3o grand concerto de piano, composé et exécuté par Mr Moscheles ; 4o oraison dominicale, traduite en vers français, musique sacrée pour quatre voix, avec accompagnement de grand orchestre, composition de M. Lecamus ; 5o concerto de violon, composé par M. Lafont, exécuté par M. Meerts.

Seconde partie : 6o ouverture à grand orchestre de Saul, par Haydn ; 7o marche favorite de S. M. l’empereur Alexandre, variée pour le piano, et exécutée par M. Moscheles [redemandée] ; 8o [Oh dolce concento] : air de Mozart, avec variations, chanté par Mlle Michelot ; 9o solo de violoncelle, exécuté par M. Platel ; 10o fantaisie improvisée sur le piano, par M. Moscheles.

Ce sera le dernier concert dans lequel M. Moscheles se fera entendre.

Le concert commencera à 7 heures, et sera dirigé par Mr. Van der Planken.

Le prix de la souscription est de 3 francs par billet, et 5 francs le billet pris à la porte. On souscrit chez M. Van der Planken, rue de Pont-Neuf, chez M. Weissenbruch, Place-Royale, et chez M. Messemaekers, marchand de musique, rue de Loxum.

L’oracle (December 25, 1820) : 4.

SALLE DU GRAND-CONCERT.

Programme du concert spirituel qui sera donné, lundi 25 décembre, par M. Ignace Moscheles

1.re PARTIE.

  1. Symphonie à grand orchestre.
  2. Air avec violon obligé de Paër, chanté par M.lle Michelot, accompagné par M. Meerts.
  3. Grand concerto de piano, compose et exécute par M. Moscheles.
  4. Oraison dominicale, traduite en vers français, musique sacrée pour quatre voix, avec accompagnement de grand orchestre, composition de M. Lecamus.
  5. Concerto de violon, composé par M. Lafont, exécuté par M. Meerts.

2.e PARTIE.

  1. Ouverture à grand orchestre de Saül, par Haydn.
  2. Marche favorite de S. M. l’empereur Alexandre, variée pour le piano et exécutée par M. Moscheles (redemandée).
  3. Oh dolce concento, air de Mozart, avec variations, chanté par M.lle Michelot.
  4. Solo de violoncelle, exécuté par M. Platel.
  5. Fantaisie improvisée sur le piano par M. Moscheles.

Ce sera le dernier concert dans lequel M. Moscheles se fera entendre.

Le concert commencera à sept heures, et sera dirigé par M. Van der Planken.

Prix de la souscription, 3 fr., et 5 fr. le billet pris à la porte.

On souscrit chez M. Vander Planken, rue de Pont-Neuf ; chez M. Weissenbruch, Place-Royale, et chez M. Messemaekers, rue de Loxum.

Le Vrai Libéral ; journal politique, philosophique & littéraire (December 24, 1820): 4.

SALLE DU GRAND CONCERT.

Programme du concert spirituel, qui sera donne lundi 25 décembre, par M. Ignace Moscheles, de Vienne.

PREMIÈRE PARTIE.

  1. Symphonie à grand orchestre.
  2. Air avec violon obligé de Paër, chanté par M.lle Michelot, accompagné par M. Meerts.
  3. Grand concerto de piano, compose et exécute par M. Moscheles.
  4. Oraison dominicale, traduit en vers français, musique sacrée pour quatre voix, avec accompagnement de grand orchestre, composition de M. Lecamus.
  5. Concerto de violon, composé par M. Lafont, exécuté par M. Meerts.

SECONDE PARTIE.

  1. Ouverture à grand orchestre de Saül, par Haydn.
  2. Marche favorite de S. M. l’empereur Alexandre, variée pour le piano et exécutée par M. Moscheles (redemandée).
  3. Oh dolce concento, air de Mozart, avec variations, chanté par M.lle Michelot.
  4. Solo de violoncelle, exécuté par M. Platel.
  5. Fantaisie improvisée sur le piano par M. Moscheles

Ce sera le dernier concert dans lequel M. Moscheles se fera entendre.

Le concert commencera à 7 heures, et sera dirigé par M. Vander Planken.

Prix de la souscription : 3 francs, et 5 francs le billet pris à la porte. On souscrit chez M. Vander Planken, rue de Pont-Neuf ; chez M. Weissenbruch, Place-Royale, et chez M. Messemaekers, rue de Loxum.

Reviews

Journal de la Belgique: pièces officielles, nouvelles diverses (December 26 to 27, 1820): 352.

Le concert de M. Moscheles n’avait pas réuni tout à fait autant de monde que le précèdent ; mais nombreuse eu non, il est bien certain que chaque séance de ce virtuose comptera autant d’admirateurs que d’assistants. Non-seulement il renouvelle la surprise, mais il semble s’attachera l’augmenter, et ses improvisations surtout ont le cachet d’un talent tout particulier.

Sans revenir par de nouveaux détails sur l’aimable manière de chanter de Mlle Michelot, et sur le talent connu de M. Platel, nous dirons seulement que de vifs applaudissemens leur ont témoigné tonte la satisfaction de l’assemblée. Mr Meerts, dans son concerto, et dans un accompagnement oblige de violon, n’a pas obtenu moins de suffrages par un jeu franc et la qualité de son.  

Journal de Bruxelles (December 28, 1820): 1-2.

FEULLETON DU 28 DÉCEMBRE 1820.

N’ayant point assisté au concert spirituel de M. Moscheles, je me suis vu force de recourir aux informations, desquelles il résulte que cet habile pianiste a de nouveau étonné la nombreuse assemblée réunie pour l’entendre ; M. Meerts a droit aussi de revendiquer une bonne part des applaudissemens unanimes et réitérés que les spectateurs ont accordés à la précision,  à la netteté d’exécution de son concerto de violon, et l’on peut prédire hardiment que ce jeune homme donne déjà plus que des espérances. J’ai entendu blâmer la prononciation italienne de Mlle Michelot, et je ne puis dire jusqu’à quel point ce reproche est fondé. La musique ultramontaine est, je la sais, préférée dans les concerts à toute autre musique ; je vois dans cette prédilection, à en juger par les canevas ridicules qu’elle ne se fait pas scrupule de revêtir de sa mélodie enchanteresse, une forte présomption en faveur de la musique française et allemande, pour l’expression dramatique : j’ai remarqué encore, à propos des concerts, une inconvenance tant soit peu ridicule, c’est de vouloir y chanter les paroles d’une langue qu’ on ne comprend du véritable esprit d’un morceau? Le chanteur répond que dans ce cas le mouvement est son guide, mais un largo, nu allegro ou allegretto, en dépit des mouvemens, ont des nuances caractéristiques, or, si l’on n’entend pas les paroles il est impossible d’observer ces nuances, de varier les inflexions, de tirer parti d’un mot, et l’exécution devient alors la routine d’un aveugle. Ainsi donc, il faut dire aux chanteurs de l’antique Ausonie : chantez en italien, et aux Françaises : chantez dans votre langue, même au concert….

O.

Le Vrai Libéral ; journal politique, philosophique & littéraire (December 31, 1820): 4.

DERNIER CONCERT DE M. MOSCHELES.

…Sans perdre de temps a analyser cette compilation, je passerai au chapitré du M. Moscheles.

C’est lundi, jour de Noël, que cet artiste s’est fait entendre ici pour, la dernière foils ; il a porté ses pas vers la capitale de France, ou il ne manquera pas de faire la plus ample moisson d’applaudissemens et de témoignages les plus expressifs d’une juste admiration. Ce célèbre virtuose, le plus habile peut-être qui existe dans son genre, ne s’est pas fait entendre une seule fois à Bruxelles, soit en public, soit dans les sociétés particulières, qu’il n’ait excite l’enthousiasme le plus flatteur. On s’est porte en foule a tous ses concerts, et maintenant surtout que nous ne le possédons plus, nous sentons plus vivement encore les privations que son départ nous cause. Toutefois, il a le projet de revenir roi vers la fin de l’été, c’est une espèce de consolation, c’est nue espérance que tous les amateurs d’une musique parfaite sous tous les rapports seront sans doute impatiens de voir se réaliser.

Wiener Zeitschrift für Kunst, Literatur, Theater und Mode (February 24, 1821): 198.

Correspondenz-Nachricht.

Brüssel, am 31. December 1820.

….Am 25. Dee. gab Hr. Moscheles sein zweytes und letztes Konzert, was ebenfalls eines zahlreichen und glänzenden Besuches sich erfreuete. Er spielte wieder drey Mahl, zuerst ein Konzert für Fortepiano, dann auf Begehren die Variationen über den Alexander-Marsch, endlich eine improvisirte Phantasie und bestätigte ganz das früher über ihn gefällte Urtheil; besonders bewundernswürdig ist das Spiel seiner linken Hand und die Kunst, Töne auf dem Fortepiano gleichsam zu halten und zu moduliren. Die übrigen Bestandtheile dieses Concert spirituel waren: der erste Satz einer Symphonie, Haydn’s Ouverture zu Saul, eine Arie von Paer, von Dlle. Michelot vorgetragen, das Vater unser von Lecamus, ein Violinkonzert von Lafont, gespielt von Hrn. Meerts, die Variationen: oh!  Dolce concento, wodurch uns jüngst Mad. Catalani entzückte und nun Dlle. Michelot erfreute, endlich ein Violoncellsolo, gespielt von Hrn. Platel. Hr. Moscheles ist nach Paris *) abgereist; er versprach uns am Ende des künftigen Sommers wieder zu besuchen; möge er Wort halten, eine solche Hoffnung kann allein uns über feine Abreise trösten.

*) Auszug aus dem Constitutionel von Paris vom Zr. Jänner 1821.—„Einer der größten Pianoforte-Spieler von Europa, Hr. Moscheles von Wien, hat die Ehre gehabt, am letzten Sonntag bey Sr. königl. Hoheit dem Herzog von Orleans zu spielen. Sein bewunderungswürdiges Improvisiren und die ganz originelle Ausführung haben den größten Beyfall rege gemacht. Man hofft, daß dieser ausgezeichnete Künstler sich nächstens in einem öffentlichen Konzerte werde hören lassen.“

Allgemeine musikalische Zeitung mit besonderer Rücksicht auf den österreichischen Kaiserstaat (February 28, 1821): 133.

Brüsseler Blätter melden uns über den Aufenthalt des Virtuosen Moscheles in Amsterdam und Brüssel viel Rühmliches. Er machte durch sein brillantes Fortepiano-Spiel viel Aufsehen, und erntete besonders in einem Concerte, in welchem Herr Habenek, ein ausgezeichneter Violinspieler, und Herr Lavigne, erster Kammersänger Sr. Maj. des Königs von Frankreich, sich zugleich mit ihm hören liessen—grossen Beyfall.

Der Alexandermarsch mit Variationen, mit welchem Herr Moscheles schon in Wien vor einigen Jahren auftrat, gefiel auch dort sehr.

Herr Moscheles gab später, in der Mitte des Decembers wieder ein Concert, und liess sich ingrösseren von ihm verfassten Compositionen hören. Er ward wegen seiner grossen Fertigkeit und Präcision, wegen seines brillanten Styls und Ausdrucks sehr bewundert. In diesem späteren Concerte liessen sich hören, Dlle. Michelot, der Violinspieler Meerts, und der Violoncellist Plutel. Herr Moscheles war in Brüssel sehr geschätzt, und man bedauerte seinen schnellen Abgang von dieser Stadt.

Er ist nun in Paris angekommen, und hat auch dort einen sehr erfreulichen Empfang gefunden. Wir werden nächstens über seine dortigen Kunstleistungen zu sprechen Gelegenheit nehmen.

14 December 1820

Ignaz Moscheles’ Concert

 

Brussels: Salle du Grand-Concert

Tickets: Subscribers, 3 francs; Non-Subscribers, 5 francs

Programme

Part I  
Symphony  
Air, ‘Della tromba il suon guerriero’Mlle MichelotPucitta
Piano ConcertoMr. MoschelesMoscheles
RomanceMlle Michelot 
Symphony, Fragment  
Part II  
Overture  
Piano Variations on an Austrian
National Melody [Op.42]
Mr. MoschelesMoscheles
Violoncello FantasiaM. Platel 
NocturneMlle Michelot; Accomp.: M. Michelot 
Free Piano FantasiaMr. Moscheles 
Principal Instrumentalists: Mlle Michelot
Principal Instrumentalists: MM. Michelot, Platel, Mr. Moscheles
Conductor: Monsieur Van Der Planken

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Charlotte: Dann geht’s in’s belgische Land hinein, nach Brussel…Das musikalische Leben in Brüssel war damals ein sehr reges; Moscheles wurde freudig begrüsst und häufig zu Concerten herangezogen. [AML I, 38.]

Moscheles: Das ist die Vorbereitung für Paris, in Sprache und Sitte. [AML II, 38.]

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Journal géneral des Pays-Bas (September 16, 1820): 4.

Bruxelles, 15 septembre.

…La Gazette d’Amsterdam contient dans au assez long article l’éloge d’un jeune artiste, qui vient de quitter la capitale, après y avoir résidé pendant plusieurs mois, et s’y être fait entendre avec le plus grand succès. C’est M. Ignace Moscheles, de Prague, artiste du plus grand mérite sur le piano, et qui est également très-bon compositeur : ses talens sont accompagnés d’une grande modestie. Il y a quelques jours, nous avons en occasion de les admirer pendant le passage de M. Moscheles par cette ville pour Francfort. Nous avons lieu d’espérer qu’à son retour prochain et dans les concerts qu’il se propose de donner ici, le public de Bruxelles appréciateur des vrais talens, et accoutumé à encourager le mérite modeste, portera le même jugement que celui d’Amsterdam.

Allgemeine musikalische Zeitung (October 18, 1820): 709-711.

Hr. Moscheles ist von hier nach Brüssel gereist, um dort Concert zu geben, wird dann wieder nach Frankfurt am Mayn und von da weiter nach Paris und London gehen.

(Die Fortsetzung folgt.)

Allgemeine musikalische Zeitung mit besonderer Rücksicht auf den österreichischen Kaiserstaat (October 28, 1820): 364-365.

Musikalischer Berich aus Achen.

Den 15. September 1820.

Herr Ignaz Moscheles, dem von Wien, München, Frankfurt aus, ein glänzender Ruf voranging, ist endlich über Brüssel, wo er, wegen Abwesenheit des Hofes, für diessmahl kein Concert veranstalten wollte.

L’oracle (November 29, 1820): 4.

—M. Moscheles, compositeur et pianiste, dont les talens sont avantageusement connus, vient d’arriver en cette ville, où il se propose de donner quelques concerts. Les journaux des différentes villes où cet artiste s’est fait entendre, se sont empresses de lui payer un juste tribute d’éloges.

Journal de Bruxelles (December 1, 1820): 4.

M. J. Moscheles, pianiste et compositeur de Vienne, donnera jeudi prochain 7 décembre, un concert vocal et instrumental, à la salle du Grand-Concert. Le prix de la souscription est de 3 fr. par billet, et 5 fr. pour les non-souscripteurs.

On souscrit chez M. vander Planken, rue du Pont-Neuf ; chez m. Weissenbruch, place Royale, et chez M. Messemaekers, rue de Loxum.

Journal de Bruxelles (December 5, 1820): 4.

[Same as issued in Journal de Bruxelles on December 1]

Journal de Bruxelles (December 6, 1820): 4.

—Le concert de M. Moscheles, annonce pour lundi prochain, est remis au jeudi d’après, pour ne point déranger les bals et fêtes particulières que la saison multiplie dans notre ville. La curiosité déjà en partie satisfaite par le talent qu’a montré sur le piano M. Moscheles samedi dernier, trouvera son compte à être ainsi aiguillonnée : l’attente certaine du plaisir est un avant-gout du plaisir même.

Journal de la Belgique : pièces officielles, nouvelles diverses (December 7, 1820): 275.

…Celui [concert] de M. Moscheles est remis au jeudi 14.

Le Vrai Libéral ; journal politique, philosophique & littéraire (December 7, 1820): 3.

—Le concert du célèbre pianiste, M. Moscheles, qui avait été annonce pour lundi prochain, n’aura lieu que le jeudi suivant, 14 décembre. Ce retard n’a d’autre cause que de choisir un jour plus commode pour le grand nombre d’amateurs que cette ville renferme. S’il est vrai que l’attente augmente la vivacité de nos désirs, quelle ne doit pas être l’impatience de ceux qui n’ont encore pu entendre M. Moscheles, mais qui n’ignorent pas l’enthousiasme qu’il a excite chez les personnes n’ignorent pas l’enthousiasme qu’il a excite chez les personnes devant lesquelles il a déployé toute la supériorité de son talent !

Journal de Bruxelles (December 9, 1820): 4.

Salle du Grand-Concert.

Le concert de M. Moscheles sera donné jeudi 14 décembre, à la salle du Grand-Concert. Le prix de la souscription est de 3 francs par billet, et 5 francs pour les non-souscripteurs.

Ou souscrit chez M. vander Plancken, rue du Pont-Neuf ; chez M. Weissenbruch, place Royale, et chez M. Messemaekers, rue de Loxum.

Le Vrai Libéral ; journal politique, philosophique & littéraire (December 9, 1820): 4.

Bruxelles, le 8 décembre.

—Le concert de M. Moscheles, que nous avons déjà annonce, aura définitivement lieu jeudi 14 du courant.

L’oracle (December 10, 1820): 4.

Salle du Grand-Concert.

Le concert de M. Moscheles, sera donné jeudi 14 décembre, à la salle du Grand-Concert. Le prix de la souscription est de 3 francs par billet, et 5 francs pour les non souscripteurs.

Ou souscrit chez M. Van der Plancken, rue du Pont-Neuf ; chez M. Weissenbruch, Place-Royale, et chez M. Messemaekers, rue de Loxum.

Journal de Bruxelles (December 13, 1820): 4.

Programme du concert de Mr Moscheles, qui aura lieu jeudi 14 décembre, à la salle du grand Concert.

Première partie : 1o symphonie à grand orchestre ; 2o air : Della tromba, chanté par Mlle Michelot ; 3o grand concerto de piano, composé et exécuté par Mr Moscheles ; 4o nouvelles romances chantées par Mlle Michelot ; 5o fragmens de symphonie.

Seconde partie : 6o ouverture à grand ; 7o variations pour le piano sur un air autrichien composées et exécutées par M. Moscheles ; 8o fantaisie pour le violoncelle, exécutée par Mr Platel ; 9o nocturnes chantées par Mlle Michelot, accompagnées par M. Michelot ; 10o fantaisie improvisée sur le piano, par M. Moscheles.

Le concert commencera à 7 heures et demie, et sera dirigé par Mr Van der Plancken.

Le prix de souscription est de 3 francs par billet, et de 5 francs pour les non-souscripteurs. On souscrit chez M. Van der Plancken, rue du Pont-Neuf, chez M. Weisembruch, Place-Royale et chez M. Messemaeker, marchand de musique, rue de Loxum.

Le Vrai Libéral ; journal politique, philosophique & littéraire (December 13, 1820): 3.

—Le concert de M. Moscheles, l’un des pianistes les plus renommes en Allemagne, est irrévocablement fixe à après demain jeudi, 17 décembre. Il aura lieu à la salle du Grand-Concert. En voici le programme :

PREMIÈRE PARTIE.

  1. Symphonie à grand orchestre.
  2. Air : Della Tromba, chanté par Mlle. Michelot.
  3. Grand concerto de piano, compose et exécuté par M. Moscheles.
  4. Nouvelles romances chantées par Mlle.Michelot.
  5. Fragment de symphonie.

SECONDE PARTIE.

  1. Ouverture à grand orchestre.
  2. Variations pour le piano sur un air national autrichien, composées et exécutées par M. Moscheles.
  3. Fantaisie pour le violoncelle, exécutée par M. Platel.  
  4. Nocturnes chantées par Mlle Michelot, accompagnées par M. Michelot.
  5. Fantaisie improvisée sur le piano par M. Moscheles.

Le concert commencera à 7 heures et demie, et sera dirigé par M. Vander Planken.

Journal de la Belgique : pieces officielles, nouvelles diverses (December 14, 1820): 304.

Demain, ce sera le tour de M. Moscheles d’enchanter ses auditeurs par plusieurs morceaux de piano, tous de sa composition, et dont l’un sera une fantaisie improvisée. La partie du chant sera remplie par Mlle Michelot, qui fera entendre la fameuse tromba, et M. Platel, premier violoncelle-solo du théâtre royal, jouera une fantaisie. Ce concert sera également dirigé par M. Vander Planken.

L’oracle (December 14, 1820): 4.

Programme du concert de M. Moscheles, qui aura lieu aujourd’hui jeudi 14 décembre, à la sale du Grand-Concert.

1.re PARTIE.

  1. Symphonie à grand orchestre.
  2. Air Della Tromba, chanté par M.lle Michelot.
  3. Grand concerto de piano, compose et exécuté par M. Moscheles.
  4. Nouvelles romances chantées par M.lle Michelot.
  5. Fragmens de symphonie.

2.e PARTIE.

  1. Ouverture à grand orchestre.
  2. Variations pour le piano sur un air national autrichien, composées et exécutées par M. Moscheles.
  3. Fantaisie pour le violoncelle, exécutée par M. Platel.  
  4. Nocturnes chantées par Mlle Michelot, accompagnées par M. Michelot.
  5. Fantaisie improvisée sur le piano par M. Moscheles.

Le concert commencera à sept heures et demie précises, et sera dirigé par M. Van der Plancken.

On souscrit chez M. Van der Plancken, rue du Pont-Neuf ; chez M. Weissenbruch, Place-Royale, et chez M. Messemaekers, rue de Loxum.

Le Flambeau : journal politique et littéraire (December 14, 1820): 4.

—Le concert de M. Mosscheles [sic], l’un des pianistes les plus renommés en Allemagne, est irrévocablement fixe à demain jeudi, 17 décembre. Il aura lieu à la salle du Grand-Concert et sera dirigé par M. Vander Planken

Le Vrai Libéral ; journal politique, philosophique & littéraire (December 14, 1820): 4.

[Same as issued in Le Vrai Libéral ; journal politique, philosophique & littéraire on December 13]

Reviews

Journal de la Belgique : pièces officielles, nouvelles diverses (December 16, 1820): 312.

Le concert donne hier par Mr Moscheles a attiré une assemblée ansai brillante que nombreuse, et le talent supérieur de ce jeune pianiste a complétement justifié cet empressement. On peut dire sans trop le flatter qu’une réputation européenne est le lot qui lui est réservé, et nous ne voulons proposer comme indice de l’accomplissement de cette prophétie, que l’admiration générale qu’il a excitée. Mais il n’a pas seul recueilli l’expression de satisfaction qui s’est manifestée dans cette belle soirée : Mlle Michelot a chanté la tromba, (vulgairement nommée le cheval de bataille de madame Catalani) avec un succès dont nous avons déjà eu une fois l’occasion de la féliciter ; et un nocturne à deux voix qu’elle a chanté avec son frère, qui tenait le piano, a fait aussi le plus grand plaisir. Enfin Mr Platel, connu depuis long-temps par son beau talent sur le violoncelle, a joué une fantaisie ou pot-pourri varié, qui a enlevé tous les suffrages ; on sait que bien chanter [*] cet instrument est la grande difficulté qu’il offre, et c’est surtout en quoi Mr Platel s’est montré avec un avantage remarquable ; aussi a-t-il été couvert d’applaudissemens unanimes et réitérés.

Journal de Bruxelles (December 18, 1820): 1.

Concert de M. Moscheles.—La petite Léontine Fay à Anvers.

Les plus jolies femmes dans tout l’éclat de leur parure, s’étaient réunies pour assister au concert de M. Moscheles, curieuses de s’assurer par elles-mêmes du talent de ce virtuose sur leur instrument de prédilection, avec lequel elles exécutent tour-à-tour ou la savante somme ou la modeste romance, et de quelqu’ indulgence habituelle dont le beau sexe soit doué, il s’agissait de montrer assez d’habileté pour n’avoir par besoin d’un sentiment qui confirme l’aveu tacite d’une infériorité, toujours injurieuse lorsqu’on parcourt la carrière des arts. A la vérité, la conscience de sa force avait déjà bien servi le musicien lors d’un premier essai, il ne lui restait plus qu’à prendre acte de son succès. En effet, ce ne sont pas seulement des espérances que donne M. Moscheles, sa jeunesse a déjà l’aplomb d’une longue expérience ; il est impossible d’obtenir des sons plus riches, plus égaux, et de phraser avec plus de goût et d’âme : une qualité précieuse que le travail seul a pu lui faire acquérir, c’est l’admirable prestesse d’une main gauche dont il parcourt le clavier avec une rapidité presque sans exemple : qu’on ajoute à cela l’art de communiquer à la corde des vibrations modulées, jusqu’à présent le partage exclusif des plus célèbres pianistes, et l’on aura une idées des merveilles opérées par M. Moscheles, qui lui a fourni d’heureuses improvisations, ont-ils été applaudis à plusieurs reprises.

Une fantaisie exécutés sur le violoncelle à l’instar des symphonies concertantes, les sons du piano de M. Moscheles se mariant aux sons de l’instrument à cordes, ont été l’un des morceaux qui ont fait le plus de plaisir : il a renouvelle le regret de ne pas entendre plus souvent M. Platel dont la perte est encore aujourd’hui sentie dans la capitale de la France. Sa manière large prête à la mélodie ce langage touchant qui parle au cœur et d’où résulte une émotion indéfinissable ; du moins tel doit être l’immense avantage de la basse sur le piano, qui n’a pas, comme le premier de ces instrumens, la faculté d’être modifié en toutes ses parties au point d’imiter la voix humaine, l’un des plus beaux dons de la nature. En vérité, lorsqu’on a entendu des virtuoses comme MM. Habeneck, Moscheles et Platel, on est tenté de croire que les Linus rence envers ces messieurs, j’opposerai l’opinion d’un grand peintre, je ne sais plus lequel, qui a poussé le scepticisme sur miracles des accords antiques jusqu’à  placer entre les mains d’Orphée un violon au’ lieu d’une lyre : témoin de cet anachronisme, je n’y ai vu après tout qu’une métamorphose ingénieuse décidant, en un point seul, la supériorité des modernes sur les anciens.

Mlle Michelot apporte dans un concert les mêmes qualités qu’au théâtre : elle s’est fort bien acquittée de l’air della tromba, chanté naguère par Made Catalani : et il est assez remarquable qu’on a donné la préférence à cet dernières n’a pas paru heureux, tant M. Lavigne nous a rendus difficiles à cet égard.

Le Vrai Libéral ; journal politique, philosophique & littéraire (December 20, 1820): 3.

Bruxelles, le 19 décembre.

M. Moscheles, désirant témoigner au public de Bruxelles, sa reconnaissance de l’accueil flatteur qu’il en a reçu, vient de céder aux nombreuses sollicitations qui lui ont été adresses, de se faire entendre une dernière fois.

Wiener Zeitschrift für Kunst, Literatur, Theater und Mode (February 24, 1821): 198.

Correspondenz-Nachricht.

Brüssel, am 31. December 1820.

….Am 14, Dec. gab der große Virtuose in demselben Saale, der ihm von der Gesellschaft überlassen worden war, sein erstes Konzert und legte so glänzende Proben seines Talentes ab, daß man ihn einmüthig als den ersten Klavierspieler, den wir je gehört, anerkannte und das zahlreich versammelte Publikum in lauten Enthusiasmus ausbrach. Er spielte ein von ihm selbst komponirtes großes Konzert, Variationen über in österreichisches Lied, und improvisirte am Schlusse in einer freyen Phantasie: Stücke, die Herz und Sinn erquickten. Die übrigen Musikstücke waren zwey Sätze einer Symphonie, eine Ouverture, eine Phantasie für das Violoneell von Hrn. Platel recht brav vorgetragen, und drey Gesangpieeen, welche uns Dlle. Michelot zum Besten gab; wir hätten ihr weniger Gefälligkeit gewünscht, denn sie sang zu viel für unser Vergnügen.

Allgemeine musikalische Zeitung mit besonderer Rücksicht auf den österreichischen Kaiserstaat (February 28, 1821): 132-133.

Brüsseler Blätter melden uns über den Aufenthalt des Virtuosen Moscheles in Amsterdam und Brüssel viel Rühmliches. Er machte durch sein brillantes Fortepiano-Spiel viel Aufsehen, und erntete besonders in einem Concerte, in welchem Herr Habenek, ein ausgezeichneter Violinspieler, und Herr Lavigne, erster Kammersänger Sr. Maj. des Königs von Frankreich, sich zugleich mit ihm hören liessen—grossen Beyfall.

Der Alexandermarsch mit Variationen, mit welchem Herr Moscheles schon in Wien vor einigen Jahren auftrat, gefiel auch dort sehr.

Herr Moscheles gab später, in der Mitte des Decembers wieder ein Concert, und liess sich ingrösseren von ihm verfassten Compositionen hören. Er ward wegen seiner grossen Fertigkeit und Präcision, wegen seines brillanten Styls und Ausdrucks sehr bewundert. In diesem späteren Concerte liessen sich hören, Dlle. Michelot, der Violinspieler Meerts, und der Violoncellist Plutel. Herr Moscheles war in Brüssel sehr geschätzt, und man bedauerte seinen schnellen Abgang von dieser Stadt.

Er ist nun in Paris angekommen, und hat auch dort einen sehr erfreulichen Empfang gefunden. Wir werden nächstens über seine dortigen Kunstleistungen zu sprechen Gelegenheit nehmen.

2 December 1820

Concert by the Société du Grand Concert

 

Brussels: Salle du Grand-Concert

Time: Evening

Programme

Grand Piano Variations on a Military March
with Orch. Accomp. (Alexander Variations)
Mr. MoschelesMoscheles
Principal Instrumentalists: Mr. Moscheles

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Charlotte: Dann geht’s in’s belgische Land hinein, nach Brussel…Das musikalische Leben in Brüssel war damals ein sehr reges; Moscheles wurde freudig begrüsst und häufig zu Concerten herangezogen. [AML I, 38.]

Moscheles: Das ist die Vorbereitung für Paris, in Sprache und Sitte. [AML II, 38.]

Review

Wiener Zeitschrift für Kunst, Literatur, Theater und Mode (February 24, 1821): 198.

Correspondenz-Nachricht.

Brüssel, am 31. December 1820.

Unsere Stadt ist gegenwärtig der Sammelplatz großer Tonkünstler und die Konzerte werden immer häufiger, immer interessanter, was um so erfreulicher ist, als dadurch allein der Geschmack an Musik allgemeiner werden, und geistige Unterhaltung am Ende das bloß zeittödtende, nichtige Kartenspiel verdrängen kann. Die Hrn. Habeneck und Lavigne, aus Paris, der erste Violinspieler, der zweyte Sänger S. M. des Königs von Frankreich, dann Hr. Moscheles, aus Wien, Virtuose auf dem Fortepiano, sind hier und haben uns durch ihre Kunstleistungen mehrmahl entzückt. Um diesen Bericht nicht unnützer Weise zu verlängern, schweige ich von den beyden ersten und benüge mich, Sie vom letzten zu unterhalten, um so mehr, als nur Er allein in Wien bekannt ist. Hrn. Moscheles war aus Frankfurt, Achen und besonders aus Amsterdam ein großer Ruf vorangegangen und zahlreich strömten die Kunstfreunde am 2. d. M. in, das erste Konzert des hiesigen Musikvereins, der unter dem Nahmen: Société du grand concert alljährlich in einem besondern, ihm angehörigen schönen Lokale sechs musikalische Abendunterhaltungen und sechs Bälle gibt, in denen sich die ganze elegante Welt versammelt und sowohl fremde als einheimische Künstler ihre Talente an den Tag legen. Hr. Moscheles spielte Variationen über den Favorit-Marsch des Kaisers Alexander und setzte durch den ungewohnten Glanz der Komposition, durch seine außerordentliche Fertigkeit, die Kraft und das Feuer seines Spieles die Zuhörer in freudiges Erstaunen. Rauschender Beyfall war sein Lohn.