5 November 1822

Fete for the birth of the Duke of Bordeaux

 

Paris: Apartment of LL. AA. RR

Programme

Free Piano FantasiaMr. Moscheles 
Principal Instrumentalists: Mr. Moscheles

———————————

Reviews

Le Journal de Rouen (November 8, 1824): 1.

PARIS, le 6 Novembre.

Hier, après le souper des Enfans de France, il y a eu dans les appartemens de LL. AA. RR. Une petite fête à laquelle ont assisté les Enfans de Mgr le duc d’Ozléans, et dans laquelle on a entendu M. Moschelès. Ce célèbre aristé a reçu des témoignages de satisfaction de la part de Mme la duchesse de Berry et de Monsieur.

Der Sammler. Ein Unterhaltungsblatt (December 10, 1822): 591-592.

Correspondenz-Nachrichten.

Paris, den 19. Nov. 1822. Der als Fortepianospieler und Componist für dieses Instrument rühmlich bekannte Hr. Moscheles, genoss die Auszeichnung, vor Ihrer königl. Hoheit der Frau Herzoginn von Berry, bey Gelegenheit des Familienfestes bey der Geburtsfeyer des Herzogs von Bordeaur, zu einer Soirée verlangt zu werden. Die Frau Herzoginn sagte dem Künstler mit der liebenswürdigsten Herablassung, daß sie seit dem vorjährigen Hofconcerte den Wunsch hege, sein Talent noch näher kennen zu lernen, und sich zu überzeugen, ob er wirklich über jedes aufgegebene Thema improvisieren könne. Außer der Herzoginn von Berry waren Monsieur, der Bruder des Königs, der Herzog und die Herzoginn von Angouleme und Mademoiselle d’Orleans im Salon anwesend, und ein zahlreicher Hofstaat in ihrem Gefolge. Hr. Moscheles wird von allen Seiten aufgefordert, seiner Phantasie freyen Lauf zu lassen. Ein vorgeschlagenes Thema verdrängte das andere; der Künstler kam unter drey Stunden von feinem delphischen Dreyfuße nicht weg, und nach jeder Phantasie lohnte fein herrliches Spiel der allgemeine Beyfall dieser glänzenden Versammlung.—Vor Kurzem erhielt Hr. Moscheles ein Diplom, welches ihn zum Ehrenmitgliede der königl. Academie der Musik in London ernannte. Hr. Moscheles gedenkt sich in Paris noch einmahl öffentlich hören zu lassen und dann wieder nach London abzureisen

7 April 1822

Fourth Concert Spirituel

 

Paris: Salle Louvois, Académie Royale de Musique

Programme

Part I   
Symphony Haydn
Oratorio, Quintet with ChoirMlles Caroline, Javureck,
Lebrun; MM. Nourrit, Prévost, Choir
Jomelli
Grand Potpourri Concertante for Piano and Violin (Op.59)Mr. Moscheles, M. LafontMoscheles
From L’Olimpiade: Duet Mme Pasta, Signora NaldiPaisiello
From Le Triomphe de l’Eglise: Fragments with Choir AccompanimentSignors Bordogni, GalliPaër
Air and Variations for ViolinM. LafontLafont
Part II   
Overture, Le jeune Henri Méhul
Rondo with ChoirMme Pasta, ChoirRossini
Free Piano Fantasia, incl. a Church ChoralMr. Moscheles 
From The Creation
‘Les Ténèbres’

Choir
Haydn
Scene and Air, ‘La Création des animaux’
Air, ‘La Création de l’homme et de la femme’ 
Choir final, ‘La Terre et le Ciel’

M. Dérivis
M. Nourrit
Soloists: MM. A. Nourrit, E. Nourrit, Dérivis
Principal Vocalists: MM. Cassel, Noyrigat
Principal Instrumentalists: MM. Corret, Scrivaneck, Mr. Moscheles
Conductor: Monsieur Pierre Baillot

———————————

Charlotte: On Easter Sunday he played by request, at the “Concert Spirituel”, his Potpourri with Lafont, but took as the theme of his improvisation a church choral, which seemed to him to be suited to the day. [RMM, 43.]

Moscheles: Again I succeeded on this occasion… in communicating to the public my own inspiration. [ RMM, 43.]

In 1825 Charlotte reported the following: ‘On the 28th of March, Moscheles completed a contract with the Académie Royale de Musique, by which he engaged to play at the last “Concert Spirituel”, in return for which he was promised the use of the Salle des Italiens, when he should next visit Paris. [RMM, 70.]

This though took place in 1821 instead of 1825. Moscheles did not perform though in 1821. See F-Pan: Archives Nationales O/3/1655, vol IV.

Advertisements

Galignani’s Messenger (March 29, 1822).

The Opera Concerts, during the Holy Week, will be given on Wednesday, Friday, and Saturday, Beethoven’s Oratorio of the Mount of Olives will be per formed. The solos are to be sung by Mme Albert and M.M. Nourrit and Dabadie; the pieces, together by all the choristers of the Opera. M.M. Lefont and Moscheles will be heard at these concerts.

Journal de Paris (April 7, 1822): 1.

Académie royale de Musique (salle Louvois.) 4o Concert spirituel. 

Le Courrier français (April 7, 1822): 4.

SPECTACLES, du 7 avril.

ACADÉMIE ROYALE (Salle Louvois). Concert spiritual.

Le Miroir des spectacles, des lettres, des mœurs et des arts (April 7, 1822): 1.

ACADEMIE ROYALE DE MUSIQUE.

SALLE LOUVOIS.

IVe ET DERNIER CONCERT SPIRITUEL.

Programme :

PREMIÈRE PARTIE.

1. Symphonie d’Haydn.

2. Ortertorio [sic] d’Jomelli, quintetti avec chœur ; les soli chantés par MM. Prévost fils, Adolphe Nourrit, Mmes Javureck, Caroline et Lebrun.

3. Duo concertant pour piano et violon, composé par M. Mochelés, exécuté par lui et M. Lafont. 

4. Duo de l’Olyempiade, de Paesiello, chanté par Mme Pasta et Mlle Naldi.

5. Fragmens du Triomphe de l’Eglise, de M. Paer, chanté par MM. Galli et Bordogni, accompagnés de chœurs.

6. Air varié, composé et exécuté par M. Lafont.

DEUXIÈME PARTIE.

1. Ouverture du jeune Henri.

2. Rondo avec chœurs, de Rossini, chanté par Mme Pasta.

3. Improvisation au piano, par M. Moschelès.

FRAGMENS DE LA CREATION, PAR HAYDN :

1. Les Ténèbres, chœur.

2. La Création des animaux, scène et air chantés par M. Dérivis.

3. La Création de l’homme et de la femme, air chanté par M. Adolphe Nourrit.

4. La Terre et le Ciel, chœur final ; les soli chantés par MM. Dérivis, Eloy et Adolphe Nourrit.L’orchestre sera dirigé par M. Baillot

Reviews

Journal de Paris (April 10, 1822): 1-2

Le quatrièmement concert spirituel, donné le dimanche de Pâques était fort [*] posé : aussi la salle s’est encore une fois trouvée trop petite pour le membre des amateurs. Un duo concertant pour piano et violon exécuté par MM. Lafont et Moscheles, a donné de nouveau l’occasion d’admirer l’accord et l’effet, produit par ces deux beaux talens. Des fragmens du Triomphe de l’Eglise, de la composition de M. Paër ont été chantés par Mlle. Gulli et Bordogni, accompagnes par les chœurs. Bordogni était for indisposé ; il a été obligé non de transposer sa partie, mais de [*] plusieurs traits, et de faire quelques tierces au lieu de quintes ce qui n’a pas empêché ce beau morceau, fort bien exécuté par Galli les chœurs, de faire le plus grand plaisir. Le duo d l’Olympiade de Paësielle, chante par Mmes Pasta et Naldi, n’a pas produit tout l’effet qu’on en attendait. C’est surtout dans les arts que les armes sont journalières. Mlle Naldi s’est trompée dans plusieurs passages ; la voix de Mme Pasta, marquait de fermeté : cette cantatrice a tout ce qu’il faut pour prendre bientôt une glorieuse revanche.

Le concert était terminé par plusieurs beaux fragmens de la Création du Monde de Haydn, qui ont été fort bien chantés par MM. Derivis, Elpy et Adolphe Nourrit. Quelques amateurs ultramontains ont [*] prétendre autre fois que les Parisiens n’aimaient pas la musique, et qu’ils n’étaient pas convenablement organises pour bien l’apprécier. Cette assertion ridicule ne mérite pas d’être réfutée. Aussi souvent que l’on nous fera entendre de Bonne musique à Paris, on est certain d’attires le [*] [*] qui n’est fait remarquer aux deux derniers concerts du l’Académie royale de musique.

Le Miroir des spectacles, des lettres, des mœurs et des arts (April 10, 1822): 3.

ACADEMIE ROYALE DE MUSIQUE.

Clôture des chants de la semaine sainte ; ouverture des

chants de l’Opéra.

Le quatrième et dernier concert, malgré la longueur de son programmer avait attiré une affluence moins considérable que la simple annonce du God save the king. Aux compositeurs dont la musique avait été entendue dans les soirées précédentes, il faut ajouter Jomelli, Paësiello et Méhul. Hâtons-nous de l’annoncer, c’est le musicien français, c’est Méhul, que le public a proclamé vainqueur dans cette lutte musicale ;jamais l’ouverture du jeune Henri n’avait produit un plus bel effet, et nous pouvons dire aussi que jamais elle n’avait été exécutée avec un ensemble plus parfait, avec une énergie plus digne d’éloges; il n’est pas un seul musicien qui n’ait pris part à ce succès; tous semblaient animés du désir de faire triompher leur compatriote et leur maître, et une triple salve d’applaudissemens a couronné leurs efforts, ainsi que le talent de M. Baillot, qui les avait dirigés en professeur très-habile.

Le duo de l’Olympiade, chanté par Mme Pasta et Mlle Naldi, n’a point produit d’effet ; quelques amis voulaient l’applaudir, le public tout entier les a réduits au silence. Et ce même public, qui ne punit les essais malheureux que par un accueil silencieux, a bientôt rendu une éclatante justice à Mme Pasta : des applaudissemens prolongés ont été le juste prix des nouveaux efforts de la cantatrice ; le brillant Rossini la soutenait aussi de tout l’éclat de son talent, et c’est dans un rondeau de l’mmor el auteur du Barbier de Séville que Mme Pasta a réuni le plus de suffrages.

Le Triomphe de l’église, de M. Paër, quoique assez bien chanté par MM. Galli et Bordogni, a été froidement accueilli ; on a observé avec peine que la musique de M. Paër avait été prodiguée dans le mémé concert ; trois morceaux de ce compositeur ont été entendus, tandis que les nouvelles compositions de M. Chérubini, faites à Paris, et qui n’en réunissent pas moins l’estime de l’Europe musicale, n’ont pu trouver une seule place dans les quatre grands concerts de cette année.

M. Lafont a joué du violon avec cette rare élégance et cette grâce entraînants qui caractérisant son talent. Il y a peut-être un peu de coquetterie de sa part à a se faire entendre auprès du piano de M. Moscheles. Ce dernier a sons doute beaucoup d’habileté ; il a des doigts d’acier, et sa touche ne manque pas d’énergie, mais son instrument ne peut lutter avec le violon dans un grand concert ; le clavier ne produit jamais que des sons tout formés, l’exécutant ne peut les modifier et lui communiquer son ame, au moins ses impressions se perdront toujours dans une grande salle, et toutes les fois que je vois un piano sur un théâtre, je suis tenté de répéter ce mot si connu : piano, que me veux-tu ? Que est instrument, si agréable à entendre dans un salon, n’en franchisse jamais les bornes. Fait pour charmer une société peu nombreuse, ses nuances ne peuvent être saisies dans une enceinte trop vaste.

J’avais besoin de faire ces réflexions pour expliquer encore le peu d’effet des improvisations de M. Moschelès ; le public n’a pu les saisir, et cet habile musicien n’en a pas recueilli les applaudissemens qu’il méritait sans doute.

Un fragment de la Création, d’Haydn, a terminé ce dernier concert ; Dérivis et Nourrit fils étaient chargés de la partie vocale ; les chœurs ont été exécutés avec une rare perfection, et ce beau morceau a fait généralement plaisir. On a remarqué avec peine qu’on avait supprimé l’introduction, et j’ai vu le moment où quelques vieux amateurs allaient crier : nous voulons le cahos, rendez-nous le cahos !…

Malgré les critiques que nous avons dû adresser à quelques parties des concerts de cette année, nous-aimons à publier que leur ensemble a été satisfaisant. M. Habeneck est le premier directeur de l’Opéra qui nous ait fait apprécier le beau talent de Beethoven, et il a mis autant de goût que de persévérance à nous faire connaître les morceaux d’élite de ce célèbre compositeur. Nos concerts ont prouvé qu’en richesse musicale, nous n’avons rien à envier aux peuples étrangers ; nos musiciens concertans sont d’une incontestable supériorité ; nos choristes sont les plus habiles de l’Europe, et goût de la bonne musique, qui s’accroît chaque jour achèvera de perfectionner nos concerts spirituels. Mais la clôture des chants sacrés vient d’être arrêtée ; les Stabat, les Benedictus vont faire place aux romances d’Aladin et aux chants des Bayadères. Un genre moins grave et plus varié nous appelle aux plaisirs magiques du grand Opéra ; la Lampe merveilleuse brille encore d’un nouvel éclat, et les amateurs des plaisirs profanes sont accourus en foule pour voir défiler l’armée de nos jolies danseuses ; toutes les muses n’ont pas déserté notre patrie. Si Clio garde le silence, nous avons du moins les faveurs de Melpomène, de Terpsichore et de Polymnie.

Les changemens faits à la salle de l’Opéra ne sont pas achevés ; le foyer est fermé, on pense à l’embellir encore, on s’empresse de révêtir d’un or plus pur et plus éclatant les nombreuses colonnes de ce vaste antichambre où se trouvent réunies toutes les nations de l’Europe par ambassadeurs, et l’on n’a, dit-on; rien épargné pour en rendre l’aspect agréable aux étrangers qui veulent bien nous visiter, et le séjour commode aux hommes de la grande propriété et à l’aristocratie de l’argent.

Allgemeine musikalische Zeitung (May 29, 1822): 366-367.

Die an Kraft-Aufwand bedeutendsten Concerte dieses Jahres waren wohl unstreitig die vier Concerts spirituels, die die Administration der Academie royale de musique am 1stem, 3ten, 5ten und 7ten April im théatre Louvois gegeben. Man hörte in diesen Concerten ausser Mozart’s herrlicher Sinfonie in G moll und Haydn’s Sinfonie in Es, eine recht unbedeutende, profane Ouverture von Paer. Ferner ein Ave verum corpus von Mozart. Einige Stücke von Beethovens Christus am Oelberge, eine Passions-Arie von Paer, ein Benedictus von Beethoven, einige Fragmente von Pergolese’s Stabat mater. Leider hat man hier das Vourtheil, nie ein Werk ganz zu geben: alles ist immer nur Stück- und Flickwerk. (Auch in Deutschland soll diess Unwesen immer mehr überhand nehmen?!—) Im letzten Concerte wurden gegeben: Im ersten Theile: Sinfonie von Haydn, Offertorio von Jomelli, Duo concertante von Moscheles, von Lafont und vom Autor. Duo aus l’Olympiade von Paesiello, Fragmente von Paer’s Trionfo della chiesa. Air varié de Lafont. Im zweyten Theile: Ouverture aus jeune Henry, von Méhul. Rondo mit Chören von Rossini. Improvisation von Moscheles. Fragmens de la création d’Haydn.

n.d. [March-April] 1822

Musical Performance

 

Paris: Académie Royale de Musique

Paris: Auguste Léo’s Residence

Programme

Requiem in D minor Mozart
Conductor: Mr. Ignaz Moscheles

———————————

Charlotte: In fulfilment of a former promise Moscheles returned to Paris, to conduct a performance of Mozart’s Requiem at [Auguste] Leo’s, who had admirably rehearsed the choruses. [RMM, 43.]

10 March 1822

Gustave Vogt’s Matinee Musicale

 

Paris: Académie Royale de Musique

Time: Morning

Programme

Symphony Haydn
DuetM. Levasseur, Signor Pellegrini;
Piano Accomp.: [?]
Rossini
Oboe MusicM. Vogt 
AriaMlle Rigaut- Paillard 
Violin MusicM. Baillot 
Piano MusicMr. Moscheles 
Principal Vocalists: Mlle Rigaut-Paillard; M. Levasseur, Signor Pellegrini
Principal Instrumentalists: MM. Baillot, Vogt, Mr. Moscheles
Conductor: Mr. Launer

———————————

Advertisements

Journal de Paris (February 25, 1822): 3-4.

—M. Vogt, premier haut-bois de la chapelle du Roi et de l’Academia royale de Musique, donnera, le 10 mars prochain, dans la grande salle a l’intendance des théâtres myaux, une matinée musicale, dans laquelle on entendra Mme Palar Rigault, MM. Baillot, Moscheles, Pellegrini et Bordogni. La réunion d’artistes aussi distingues permet de composer un bon concert. On peut s’adresser pour location des loges et pour avoir des billets ; chez MM. Frey, march and de musique, place des Victoires, no 8, et Lemoine, rue de l’Échelle, no 9

Journal des débats politiques et littéraires (March 3, 1822): 2.

—M. Vogt, premier hautbois de la chapelle du roi et de l’Académie royale de Musique, donnera, le 10 mars prochain, grande salle de l’Intendance des théâtres royaux, une matinée musicale dans laquelle on entendra Mme Rigault, MM. Baillot, Moschelès, Pellegrini et Bordogni. Une telle réunion de virtuoses, l’intérêt qu’inspire le beau talent de M. Vogt, et le charme de son instrument, sont des attraits puissant pour les amateurs. S’adresser, pour la location des loges, chez M. Frey, marchand de musique, place des Victoires, no 8.

Le Miroir des spectacles, des lettres, des mœurs et des arts (March 3, 1822): 4.

—M. Vogt, premier haut-bois de la chapelle du roi et de l’Académie royale de musique, donnera, le 10 mars prochain, grande salle de l’intendance des théâtres royaux, une matinée musicale dans laquelle on entendra Mme Rigault, Mmes Baillot, Moschelès, Pellegrini et Bordogni. S’adresser, pour la location des loges et pour avoir des billets, chez M. Frey, marchand de musique, place des Victoires, no 8, et Lemoine ; marchand de musique, rue de l’Echelle, no 9.

Quel que soit le nombre des concerts qui se succèdent, nous pensons que celui-ci doit surtout attirer la foule par le choix des artistes qui doivent s’y faire entendre, et la juste réputation que M. Vogt s’est acquise sur un instrument qu’il a porté à son plus haut degré de perfection.

Le Courrier français (March 4, 1822): 4.

—A défaut d’une salle de concert qui manque à Paris, celle du Conservatoire de musique, rue Bergère, sert avec succès aux réunions musicales. M. Vogt, premier hautbois de la chapelle et de l’Opéra, y donnera le dimanche, 10 de ce mois, une matinée qui paraît devoir être très-brillante, car, outre cet habile professeur on y entendra madame Rigault et MM. Baillot, Moschelès, Pellegrini, et Bordogni.

Deux marchands de musique, MM. Frey, place Victoires, no 8, et Lemoine, rue de l’Echelle, no 9, sont chargés de la location des loges et de la distribut on des billets.

Le Moniteur Universel (March 8, 1822): 353.

—M. Vogt, premier hautbois de la chapelle du Roi et de l’Académie royale de musique, donnera, le 10 mars prochain (Grand salle de l’intendance de théâtres royaux), une matinée musicale dans laquelle on étendra Mme Pallar, Rigauts, MMes Baillot, Moschelès, Bordogni et Pellegrini.

S’adresser pour louer des toges et pour avoir des bittes à M. Frey, marchand de musique, place Victoire, no 8, et à M. Lemoine, marchand de musique, rue de l’Echelle no 9.

Journal de Paris (March 10, 1822): 1.

Académie royale de Musique.—(Au bénéfice de Mme Mainvielle-Fodor.)

La 1re représ. d’Elisabeth, Flore et Zephire.

Le Constitutionnel: journal du commerce, politique et littéraire (March 10, 1822): 4.

ACADÈMIE ROYALE DE MUSIQUE.—(Au bénéfice de Mme Fodor.) La 1re d’Elisabeth, Flore èt Zèphir.

Le Miroir des spectacles, des lettres, des mœurs et des arts (March 10, 1822): 4.

—Aujourd’hui, à deux heures après midi, M. Vogt, premier hautbois, donnera son concert dans la salle des menus-plaisirs. MM. Baillot, Moschelès, Pellegrini, Levasseur, Mme Rigaut s’y feront entendre.

Le Moniteur Universel March 10, 1822): 367.

—Le concert de M. Vogt aura lieu demain à la salle de l’intendance des théâtres royaux rue Begrére, à deux heures. On y entendra MM. Baillot, Moschelés, Pelegrini, Levasseur, de M. Vogt.

Reviews

Le Miroir des spectacles, des lettres, des mœurs et des arts (March 11, 1822): 4.

Le concert de M. Vogt, donné hier rue Bergère, a fait briller l’exécution de ce musicien, que son talent sur le hautbois a placé incontestablement au premier rang. Levasseur, Pellegrini et Mme Rigaut surtout ont été fort applaudis. M. Baillot a joué avec sa supériorité accoutumée un nocturne nouveau. Un seul duo de Rossini a été entendu froidement. Ce concert a duré trois heures ; il avait attiré une brillante et nombreuse société.

Allgemeine musikalische Zeitung mit besonderer Rücksicht auf den österreichischen Kaiserstaat (April 10, 1822): 227-229.

Paris, grosser Saal der Intendance der königlichen Theater.

Concert des Herren Vogt.

Um das Lob dieses Concertes auszudrücken, würde es hinreichen die ausgezeichneten Künstler zu nennen, die dabey mitgewirkt haben. Aber in einem Momente, wo so viele Vereinigungen dieser Art Statt finden, muss man besonders die glückliche Wahl der Stücke loben, die in dieser brillantem Assemblée, wo alles den Beyfall der Kunstverehrer gewann, gehört wurden. Es reicht bey einer gleichen Gelegenheit nicht hin, viel zu geben, sondern es muss auch so seyn, dass man sich nicht, selbst über die lange Dauer des Vergnügens, beklagen könne; ein guter Wechsel muss die Langeweile verhindern, sich unter die, von Bewegung und Genuss ermüdeten Zuhörer einzuschleichen, Diess grosse Princip, welches bey allen musikalischen Vereinigungen wirken sollte, diese grosse Springfeder des Vergnügens wusste Herr Vogt bey dem Feste, das er der Polihymnia weihte, sehr geschickt anzuwenden. Aber ohne Gegenwart der Damen, kann auch kein brillantes Fest Statt finden; sie sind die schönste Zierde des Musentempels, und der Ruf den Herr Vogt, im Nahmen der Künste, an sie richtete, reichte hin, dass sie herbeyeilten, um dieses Fest zu verschönern. Seit langer Zeit sah man nicht eine, durch den Glanz der Toiletten, so merkwürdige Assemblée. Der grösste Theil berühmter Künstler hatte sich da ein Rendevous gegeben, und eine grosse Zahl, durch ihre Talente und ihren bedeutenden Rang ausgezeichneter Personen, fand sich in dem Saal der Menus-Plaisirs ein, um die entzückenden Gefühle zu theilen, die Herr Vogt durch seine Einladung zu wecken versprochen hatte.

Nach einer brillanten Symphonie Haydn’s ausgeführt, sangen Pellegrini und Levasseur ein italienisches Duett, mit Pianoforte-Begleitung. Diese Neuerung in unseren Gewohnheiten brachte die beste Wirkung hervor; das Ohr ruhte so von dem grossem Effecte des Orchesters angenehm aus. Nun stellte sich seiner Seits der Held des Festes, Herr Vogt, mit seiner Oboe bewaffnet, in die Schranken. Noch nie gab dieses fast wilde Instrument, reinere und rührendere Töne von sich… Die Molltöne, die sehr geschickt in seinem Concerte angewendet sind, gossen über diesen Theil ein schwermüthiges Licht, das die klagenden Töne der Oboe noch verstärkte. Diess erste Stück schloss mit einer Schweitzer-Arie, von sehr mahlerischem Effect, und diess erinnerte vortrefflich an dem Ursprung des Instrumentes, auf dem Herr Vogt keinen Nebenbuhler kennt…Nach diesem berühmten Künstler kamen abwechselnd, die erste französische Sängerinn, Mad. Rigaut, dann der Fürst der Violinspieler, der berühmte Baillot, der erste Pianofortespieler, Herr Moscheles, und bothen uns von ihrem Kunstvermögen Proben dar. Besonders hat Mad. Rigaut allen Beyfall davongetragen; der Enthusiasmus ward bis zum Delirium gesteigert. Nur diese bewundernswürdige Sängerinn kann uns den Kummer, den uns der sehr nahe Verlust der Mad. Mainvielle-Fotor droht, weniger bitter machen.

Das Orchester der Oper, von Herrn Launer geleitet, hat Rechte auf die grössten Lobeserhebungen. Diese Kerntruppen (ce corps d’elite)…der Polihymnia haben mit seltener Vollkommenheit manövrirt.

Mit einem Worte, es mangelte nichts bey die sem Feste der Künste, bey welchem Se. Excellenz der Minister des königl. Hauses zugegen war.

Allgemeine musikalische Zeitung (May 29, 1822): 366.

Am 10ten März, Salle de l’intendance des théatres royaux, Concert des Hrn. Vogt. Das Talent dieses wahrhaft grossen Künstlers (Oboisten) ist allgemein bekannt. In diesem Concerte, das ein neuer Triumph für den Concertgeber war, hörte man auch Baillot, Moscheles, die Sänger und Sängerinnen Mad. Pallar-Rigault, und die Herren Pellegrini und Bordogni

23 February 1822

Vocal and Instrumental Concert by Charles Lafont and Ignaz Moscheles

 

Paris: Académie Royale de Musique

Programme

Part I    
Symphony Haydn
From Démophon: AirM. NourritVogel
Piano Concerto [No.4 in E major]  Mr. MoschelesMoscheles
Air  Signor Galli 
Violin ConcertoM. LafontLafont
Part II    
Choral Fantasy for Piano, Orchestra and Choir
(Translated in French by Theolon)
(first performance in the country)
Mr. MoschelesBeethoven
From La mort d’Abel: DuetMM. Nourrit, PrévostKreutzer
Violin VariationsM. LafontLafont
AirMlle Cinti 
Free Piano Fantasia, incl. ‘Quand on sait aimer
et plaire’ from Rousseau’s Le devin du village
Mr. Moscheles 
Symphony  
Principal Vocalists: Mlle Cinti; MM. Nourrit, Prévost, Signor Galli
Principal Instrumentalists: M. Lafont, Mr. Moscheles
Conductor: Monsieur Jean-Louis-Marie Launer

———————————

Receipts: 8000 francs (some newspapers reported that he received 9000)



Charlotte: Moscheles himself wished to introduce as a novelty, at the grand concert which he intended giving with Lafont, Beethoven’s Choral Fantasia, but this was no easy matter. A German musician, of the name of Lecerf, gladly promised the co-operation of a choral body under his direction. The music was rehearsed again and again; but the ejaculations in the diary at the amount of labor required in the preparation of this particular work seem endless. The text translated by Theolon was revised and altered by Moscheles himself, at the sacrifice of many a midnight hour. In spite of this, the audience which filled the salon of the opera-house to overflowing had not the faintest conception of the composer’s meaning…An unforeseen annoyance followed. An ignorant critic, contributing to The Miroir fell foul of Moscheles, reproaching him with having himself added the choruses, and making thereby the Fantasia dull and wearisomely long. Moscheles was therefore obliged to justify himself publicly in the papers. [RMM, 41-42.]

Moscheles: I know not whether the piece was too long for the Parisian public, or whether false intonation of the choruses injured the effect—enough, the performance was almost a failure. Everything that Lafont and I played as solos and duets was received enthusiastically, so also were Cinti and Nourrit, the vocalists, and Ivan Miller with his clarinet. Receipts, 8000 francs. [RMM, 42.]

Advertisements

L’Indicateur général des spectacles de Paris (1822-1823): 27.

24 février 1822.—Concert vocal et instrumental par MM. Lafont et Mochelès.

Le Constitutionnel: journal du commerce, politique et littéraire (February 21, 1822): 4.

—Deux des plus célèbres artistes de l’Europe, MM. Lafont et Moscheles, se sont réunis pour donner un concert qui doit avoir lieu dimanche prochain 24, à l’Opera, et dans lequel ou entendra, avec eux, plusieurs des premiers talens de la capitale.

Le Miroir des spectacles, des lettres, des mœurs et des arts (February 21, 1822): 1.

CONCERTS.

Le concert de MM. Lafont et Moschelès, que nous avons annoncé dernièrement, doit avoir lieu définitivement, dans la salle de l’académie royale de musique, le dimanche 24 février. Le magnificence du local, le talent admirable du virtuose dont le violon semble posséder une voix, la prodigieuse facilité du célèbre improvisateur, la juste réputation des artistes qui doivent les seconder, et le choix des morceaux qui seront exécutés, ne peuvent manquer d’attirer un grand concours de monde à ce concert, qui se composera d’une symphonie d’Haydn ; d’un air de Démophon ; d’ un concerto de piano, composé et axécuté [sic ]par M, Moschelès ; d’un concerto de violon et de, variations, composes et exécutes par M. Lafont; d’une ouverture de Chérubini ; d’un Hommage à l’harmonie, fantaisie pour piano, orchestre et chœurs, composée par Beethoven, exécutée par M. Moschelès ; d’improvisations au piano par le même, et de plusieurs morceaux chantés par MM. Galli, Nourrit fils et Mlle Cinti.

Presque toutes les loges sont déjà louées pour ce concert, où le plaisir de jouir d’une réunion brillante et du coup d’œil qu’offre la salle de l’Opéra dans ces sortes de solennités doit se joindre à celui d’entendre deux virtuoses qui n’ont jamais manqué de ramener la foule, parce qu’ils l’ont toujours renvoyée satisfaite et charmée.

Journal des débats politiques et littéraires (February 23, 1822): 2.

—Voici le programme du concert qui sera donné dimanche prochain, à l’Opéra, par MM. Lafont et Moschellès ;

Première Partie.—1o. Symphonie d’Haydn, à grand orchestre ; 2o. Air de Démophoon par Vogel, chanté par M. Nourrit fils ; 3o Concerto de piano, terminé par des variations sur une marche militaire, composé et exécuté par M. Moschelès ; 4o. Air chanté par M. Galli ; 5o. Concerto de violon, composé et exécuté par M. Lafont.

Second Partie.—6o. Hommage à l’Harmonie, fantaisie pour piano, orchestre et chœurs, composée par Beethoven, exécutée par M. Moschèles. Les chœurs seront chantés par les choristes de l’Opéra, (cet ouvrage n’a jamais été entendu à Paris) ; 7o. Duo de la Mort d’Abel, musique de M. Kreutzer, chanté par M. Nourrit fils, et M. Prévost ; 8o. Variations pour le violon, composées et exécutées par M. Lafont ; 9o. Air de Rossini, chanté par Mlle Cinti ; 10o. Improvisation au piano, par M. Moschèles ; Final de symphonie.

Journal de Paris (February 24, 1822): 1.

Académie royale de Musique.—Concert vocal et instrumental donné par MM. Lafont et Moschélès.

Journal de Paris (February 24, 1822): 1.

—Le programme du concert que MM. Lafont et Moschélès donnent ce soir dans la salle de l’Opéra promet une soirée agréable aux amateurs de la bonne musique. Parmi les morceaux qui y seront exécutes, nous remarquons un Hommage à l’harmonie, fantaisie pour piano, orchestre et chœurs, par Beethoven : cette composition, qui jouit en Allemagne d’une grande réputation, n’a jamais été exécutée à Paris.

Le Constitutionnel: journal du commerce, politique et littéraire (February 24, 1822): 4.

SPECTACLES du 24 février.

ACADÉMIE ROYALE DE MUSIQUE.—Grand Concert vocal et instrumental donné par MM. Lafont et Moscheles. On commencera à 8 heures précises.

Le Miroir des spectacles, des lettres, des mœurs et des arts (February 24, 1822): 1.

ACADEMIE ROYALE DE MUSIQUE.

Grand Concert et instrumental, donné par MM. Lafont et Moscheles, dans lequel on entendra MM. Nourrit fils, Galli et Mlle Cinti.

Der Sammler. Ein Unterhaltungsblatt (May 2, 1822): 212.

[Korrespondent im Februar] Lafont und Moscheles geben nächstens ein großes Concert in der königlichen Academie der Musik

Reviews

Le Miroir des spectacles, des lettres, des mœurs et des arts (February 25, 1822): 2.

ACADEMIE ROYALE DE MUSIQUE.

Concert de MM. Lafont et Moschéles.

Le concert que MM. Lafont et Moschelès ont donné hier dans la salle de l’Académie royale de musique, a obtenu le plus grand succès ; nous ne pouvons entrer aujourd’hui dans les détails de cette brillante soirée, nous nous bornerons à dire que MM. Lafont et Moschelès ont soutenu et même augmenté leur juste réputation. M. Moschelès, dans les divers morceaux qu’il a exécutés, a mérité d’unanimes applaudissemens. M. Lafont s’est surpassé par la manière brillante dont il a joué un concerto de sa composition. Il est impossible de joindre à une correction plus parfaite, plus de goût, de grace, d’élégance, d’expression et de pureté ; aussi a-t-il excité un enthousiasme universel dans plusieurs passages où il a été supérieur à ce qu’on était en droit d’attendre d’un si rare talent. Son archet se joue de toutes les difficultés avec un art admirable, et si c’en est une, au moment de la vogue de la Lampe merveilleuse, de faire une chambrée complète, une recette considérable, et d’attirer, sans autre prestige que celui de sa réputation, la société la plus élégante et la mieux choisie, nous pouvons assurer qu’il n’a pas triomphé de celle-là avec moins de bonheur que des autres.

Journal de Paris (February 26, 1822): 1.

Le concert donne dimanche par MM. Lafont et Moschélès était fort brillans, et la salle de l’Opéra aussi bien garnie que lors d’une représentation de la Lampe me, veilleuse. M. Lafont a déployé de nouveau dans cette soirée cette sûreté d’intonation et cette exécution brillante et irréprochable qui caractérisent son beau talent. Le premiermorceau, joué par M. Moschelès, a fait le plus grand plaisir, cet habite pianiste était, il faut en convenir, parfaitement secondé par la bonté de son instrument, que sort des ateliers de M. Pape, et qui a si bien tenu l’accord, que de toute la soirée il n’a pas été nécessaire d’y toucher. Nourrit fils, dans un duo de la Mort d’Abel, a fait entendre une voix dont le timbre est très-flatteur ce jeune homme mérite d’être encourage.

L’Invocation à l’Harmonie, annoncée avec trop de prétention, n’a nullement satisfait les auditeurs. L’exposition de ce morceau, dans lequel le piano est accompagné par l’orchestre et par les chœurs, est beaucoup trop prolongée, et le motif qui le termine est d’un rythme commun et presque trivial. C’est dans l’improvisation qui a terminé le concert que M. Moschélés a repris tous ses avantages ; il s’y est montré exécutant aussi extraordinaire que bon compositeur, et il a rendu les traits les plus difficiles avec une élégance et une facilite qui doublent le plaisir qu’on éprouve à l’entendre.

Le Miroir des spectacles, des lettres, des mœurs et des arts (February 26, 1822): 2.

ACADEMIE ROYALE DE MUSIQUE.

Concert de MM. Lafont et Moscheles.

Avant de rendre compte des morceaux brillans de ce concert, il faut rendre justice à l’architecte de la salle de l’Opéra ; une nouvelle épreuve constate qu’elle est très-favorable à la musique concertante ; les instrumens qui ont le moins de sonorité s’y font entendre aussi bien que les voix ; les sons parcourent la salle et pénètrent  jusque dans ses sinuosités avec un rare bonheur, et il n’est point d’éloges qu’elle ne mérite sous le rapport de l’acoustique ; cette remarque nous paraît d’autant plus utile, que nous sommes instruits que l’on veut faire quelques changemens à la forme de cette belle salle: il est à craindre que, dans les réparations qu’on projette, on ne lui fasse perdre quelques-unes de ses qualités, les premières peut-être d’une salle destinée à faire ressortir toutes les nuances musicales. Nous n’ignorons point que, dans quelques parties de la salle, la vue n’est pas entièrement satisfaite ; mais l’acousmatique qui fait entendre le son sans distinguer le lieu d’où il part, est encore une des propriétés de la forme de cette salle, et sans nous jeter dans une dissertation qui ne serait point en rapport avec les formes de notre feuille, nous engageons les  gens de l’art à donner à nos observations les développemens et l’attention qu’elles méritent peut-être, dans cette querelle élevée entre les yeux et les oreilles ; il sera très-utile de beaucoup réfléchir avant de sacrifier l’un à l’autre.

Le concert a commencé par une brillante symphonie d’Haydn, admirablement exécutée et fort bien conduite par M. Launer, l’un des premiers violons de l’orchestre de l’Opéra.

Nourrit mis a chanté un air de Démophon. Il ne faut pas s’étonner si sa voix, fort jolie d’ailleurs, manquait d’assurance ; on ne peut exiger d’un commençant l’aplomb nécessaire à une épreuve aussi dangereuse.

La première partie de la marche à grand orchestre, de la composition de M. Moschelès, a paru longue et vague ; la supériorité de l’exécution n’a pu cacher ce défaut aux connaisseurs réunis en grand nombre à cette espèce de solennité musicale ; toutefois cette remarque ne détruit en rien, les éloges que nous avons donnés au beau talent de M. Moschelès.

Nous avons déjà dit que M. Lafont avait réuni tous les suffrages ; les amateurs de ce célèbre virtuose ont remarqué avec plaisir que son jeu, qui ne peut rien gagner sous le rapport de la grace et de la netteté., semblait encore plus animé; l’émulation entre les artistes du premier ordre, ne fait qu’accroître leurs talens; quand ils disputent avec noblesse la palme des beaux arts, de nouvelles études les rendent souvent supérieurs à eux-mêmes ; nous ne parlerions point du second concerto de M. Lafont, qui a mérité les mêmes éloges et les mêmes remarques, sans un petit incident qui atteste l’imprévoyance du maitre des cérémonies de ce concert interrompu d’une manière assez fâcheuse. Les papiers qui entouraient les bougies placées sur le pupitre de M. Lafont ont pris feu en même temps, en voulant les éteindre, M. Lafont a fait couler de la bougie sur ses doigts ; mes voisins de droite n’ont pas manqué de mettre cette aventure au rang des dangers qu’occasionent [sic] les lumières ; mais l’artiste ne s’est pas arrêté à cette réflexion, et son jeu n’a rien perdu de sa grace et de son élégance.

On comptait beaucoup sur une invocation à l’harmonie de Beethoven, à laquelle on avait ajouté des chœurs, l’introduction en a paru incohérente et incertaine dans ses motifs ; les chœurs mal exécutés, par les femmes surtout, ont ajouté à cette mauvaise di position, et le morceau a été géneralement mal accueilli. Beethoven jouit d’une si grande réputation dans toute l’Europe musicale, que nous n’entreprendrons point de juger un morceau qui a reçu tant de suffrages chez l’étranger : peut-être l’innovation des chœurs n’est-elle pas heureuse ? il est toujours dangereux de faire des additions aux morceaux des grands maitres, si quelques lignes changées détruisent l’harmonie d’une belle figure, le chant introduit dans la musique concertante peut la dénaturer tout-à-fait.

Messieurs Nourrit fils et Prévost ont exécuté un duo de la mort d’Abel, par Kreutzer: ce morceau a fait plaisir ; le chant en a paru d’une belle expression ; les accompagemens laissent quelque chose à désirer.

Déjà près de trois heures s’étaient écoulées, et aucune femme ne s’était fait entendre. Mlle Cinti a chanté un air brillant ; les ornemens en sont si nombreux, qu’il nous a été impossible d’en suivre le rhythme. Ces espèces de vocalisations succombent sous le poids des notes ; l’oreille la plus exercée ne peut en suivre la pensée : ce n’est qu’un feu d’artifice propre à éblouir, qui brille et disparaît sans laisser aucune trace ; toutefois il est juste de dire que Mlle Cinti a reçu de nombreux et d’impétueux bravo ! la majorité s’est déclarée en sa faveur, et je ne puis opposer à son triomphe que cette minorité silencieuse qui n’estime le chant que lorsqu’il dit quelque chose à l’ame.

L’heure avançait, et le concert a paru si long, qu’on a supprimé la dernière symphonie. Quoiqu’il en soit, cette soirée musicale a été brillante; MM. Lafont et Moschelès en ont fait les honneurs avec une supériorité de talent remarquable: si quelques morceaux de chant ont paru mal choisis, si quelques autres ont manqué leur effet, ce concert atteste que le goût de la bonne musique n’est point perdu en France, qu’on y juge les belles compositions aussi bien qu’en Italie et en Allemagne. La recette s’est élevée à près de neuf mille francs.

L’Album: journal des arts, des modes et des théâtres (February 27, 1822): 295.

Les deux inséparables, MM. Lafont et Moschelès, ont donné leur fameux concert dimanche dernier à l’Opéra. Jouer du violon ou du piano avec un cahier devant les yeux, c’est vraiment une chose trop commune, c’est le mérite des écoliers. Mais improviser pendant une heure, et trouver dans son imagination des thèmes brillants, toujours nouveaux, toujours gracieux, où pathétiques, voilà le sublime de l’art, et c’est ce que nos deux artistes ont offert à une assemblée d’autant plus distinguée qu’elle avait été réunie à plus grands frais. En fait de concert ou de spectacle, c’est sur le prix des billets qu’on juge de la qualité des personnes et de celles qui doivent surtout être considérées.

Le Courrier français (March 4, 1822): 4.

Le concert donné le 4 février [sic], dans la salle de l’Opéra, avait attiré une foule extraordinaire. La recette a passé 5000 fr. Le piano de M. Moschèles et le violon de M. Lafont ont tour à tour enchanté l’auditoire. Nous persistons à croire cependant que dans une salle moins vaste on apprécierait mieux encore le rare talent de M. Moscheles.

Wiener Zeitschrift für Kunst, Literatur, Theater und Mode (March 19, 1822): 217.

Gestern Sonntagsam 24. hat Hr. Moscheles in Vereinigung mit Hrn.  Lafont auf dem großen Operntheater Concert gegeben und dabey gerade den nämlichen Zulauf, wie bey seinen vorigen Unternehmungen derselben Art, gehabt. Außer den eignen Productionen auf den respectiven Instrumenten der beyden Concertgeber, ist die Sonate von Beethoven mit Chören und Orchesterbegleitung, von Hrn. Moscheles gespielt, aufgeführt worden. In meinem nächsten Berichte werde ich sowohl dieses Concerts, als der vorhin erwähnten Theaterproducte, eine nähere Erwähnung thun.

Allgemeine musikalische Zeitung mit besonderer Rücksicht auf den österreichischen Kaiserstaat (April 3, 1822): 209-211.

Paris, königliche Akademie der Musik,

Den 26. Februar 1822.

Concert der Herren Lafont et Moscheles.

Seit langer Zeit sah man nicht zwey Virtuosen vereinigt, wie die Herren Lafont und Moscheles, und es ist bemerkenswerth, dass man schwerlich zwey Männer finden würde, deren Talente, obschon auf verschiedenen Instrumenten, mehr Ähnlichkeit mit einander haben. Die Kraft, das Brillante, die Reinheit, die Grazie, charakterisiren gleich ihre Manier, und es scheint als wären sie geschaffen, um zusammen zu spielen. Wenn man in der Abend Unterhaltung vom letzten Sonntag etwas bedauert hat, so war es, dass man kein Duett von ihnen vortragen hörte.

Herr Moscheles spielte mit seiner Leichtigkeit und der gewohnten Kunstfertigkeit, Variationen aus dem Stegreif auf ein Thema aus dem Wahrsager auf dem Dorfe (Devin du Village), eben so entwickelte er sein Talent in der grossen Phantasie Beethoven’s mit Orchester-Begleitung, die hier unter dem Titel l’hommage á l’harmonie angekündigt war. Man bedauert nur dass das Urtheil der Versammlung über dieses Werk sehr verschieden war[.] Es würde schwer seyn, eine Erklärung über das Werk der originellsten Compositeurs in Deutschland zu geben. Es scheint, so viel man davon urtheilen kann, wenn man in die Ideen eines solchen Meisters einzudringen sucht, dass er glaubte der Göttinn der Harmonie nicht besser huldigen zu können, als wenn er alle Gattungen der Musik, die ihr zu Gebothe stehen, zu ihrem Lohe vereinigté. Man findet darin von allem: Eine Ouverture, Märsche, Andante’s, Rondos, Variationen, Gedanken von bewundernswürdiger Kraft, begleitet von seltsam gearbeiteten Passagen, Echo’s des Pianofortes und des Orchesters, Stellen wo man nur die Kunst empfindet, und sehr anmuthige Gesänge, Accorde die, so zu sagen, unbekannt sind, und doch von sehr einfacher Art.

Das Ganze beschliesst ein sehr schöner, ziemlich kurzer Chor, welcher unglücklicher Weise sehr unsicher executirt wurde…Man murrte, man liess ein Zischen hören, dass durch das Beyfall klatschen der Vernünftigen nicht wieder gut gemacht werden konnte. Wir würden uns nicht wundern, wenn dasselbe Werk gut einstudiert und executirt, eine ganz verschiedene Wirkung auf dieselbe Versammlung machte. Übrigens hat der geschickte Pianofortespieler einen doppelten und eclatanten Triumph als Compositeur und Virtuose in seinem Concerte und Phantasie, gefeyert; jede Variation verursachte allgemeines Beyfallklatschen.

Wir würden fast sagen, dass Herr Lafont Fortschritte gemacht habe, wenn wir nicht im Voraus überzeugt wären, dass es unmöglich ist, besser zu executiren, als er von jeher. Die ausserordentliche Reinheit, die er in dem Andante seines Concertes bewies, erregte den lebhaftesten Enthusiasmus. In dem Augenblick wo er seine Souvenirs du Simplon anfangen wollte, belustigte ein lächerlicher Zufall das Publicum, welches immer geneigt ist, selbst über die Hindernisse zu lachen, die Männern, welche es am meisten liebt, begegnen. Herr Lafont, der durch das Licht einer Wachskerze genirt wurde, will sie wegthum, und beschmutzt sich die ganze linke Hand mit Wachs. Er feuchtet seine Finger an, reibt, nimmt das Schnupftuch, und das Parterre fängt an zu lachen. Inzwischen hatte das Orchester das Tutti beendigt und der Künstler rieb noch, er wird ungeduldig, und das Parterre lachte noch mehr. Herr Lafont ergreift seinen Bogen und gibt das Zeichen; noch nie hatte er mit so vieler Präcision und Feuer gespielt, und das dreymahl wiederhohlte Bravo entschädigte ihn für diesen kleinen unzeitigen Vorfall.

Die Gesangstücke welche das meiste Vergnügen gewährten, sind: eine sehr schöne Arie von Démophon, sehr gut vorgetragen von Herrn Nourrit Sohn, und eine Arie von Rossini, welche Mdlle. Cinti fast in der Manier der Mad. Pasta executirte.

Allgemeine musikalische Zeitung (May 29, 1822): 365.

—Am 25sten [sic] Februar. Théatre de l’Académie royale de musique, Concert von Lafont und Moscheles. Letzterer hat vorzüglichen Beyfall in seiner freyen Fantasie gehabt. Weniger Glück hat Beethovens hommage á l harmonie gehabt. Man hat die Idie gar zu bizarr gefunden, und noch vor dem Ende hat man mehrere Merkmale des Missfallens geäussert, wozu wohl die mit dem Lobe der Harmonie im Widerspruche stehenden Misstöne der schlecht singenden Chöre am meisten beygetragen haben. Die Einnahme hat 8000 Francs betragen.

Allgemeine musikalische Zeitung mit besonderer Rücksicht auf den österreichischen Kaiserstaat (April 10, 1822): 225-227.

Paris, königliche Akademie der Musik.

Aus dem Courrier des Spectacles.

Concert der Herren Lafont et Moscheles.

Endlich triumphiren die guten Principien; die grossen Talente zweifeln nicht mehr an ihrer Macht, und wir haben Concerte ohne Ballet. Dieses Jahr gibt uns das Beyspiel: Wo ist der Künstler, der es nicht für rühmlich hielte, auf dem Pfade der Herren Moscheles und Lafont zu gehen?—

Das Genie trägt in sich selbst seine Belohnung; aber da es noch etwas mehr bedarf, als dieses innere Zeugniss, als diesen innigen Genuss, der von diesem unzertrennlich ist, und da man nichts besseres vorgefunden hat, als das Geräusch zweyer Hände, die gegen einander klopfen, so wollen wir unsere Hände zu dessen Ehre ermüden! Auch gibt es noch ein anderes Geräusch, das dem Talente nicht missfällt, nähmlich der, von gewissen runden Stücken, von gelber oder weisser Farbe, die beym Zusammenstossen klingen. Man muss dem Genie nichts versagen: Gold und Beyfall! Beyfall und Gold!—

Die beyden Zauberer von gestern Abend, haben uns entzückende Töne gespendet; wir haben sie unserer Seits mit dem doppalten Ton desjenigen belohnt, wovon ich so eben sprach; man ist sehr glücklich wenn man seine Schulden mittelst eines so leichten Wechsels zahlen kann; das heisst, so zu sagen, sich natürlich ausgleichen. Ist es indess aber auch gewiss, dass wir quit sind? Ist es möglich solche Vergnügen, durch ein gleiches Vergnügen zu zahlen? Was mich betrifft, ich zweifle daran, und meine Ursache ist die eines wahren Künstlers. Der Genuss des Interesse, selbst der Eindruck des Ruhmes, stehen meiner Ansicht nach, nicht in gleichem Verhältniss mit der Macht der Kunst auf unsere Seelen; folglich wird, der Künstler welcher Gold und Ruhm, und der Zuhörer, der nur Töne gesammelt, jeder ein ungleichen Theil von Genüssen davontragen, und der grösste, meiner Meinung nach, wird der des Letzteren seyn.—

Lassen wir diese Streitfrage von Geschicktern entscheiden, und gehen wir zu den über, was unsere Leser vorzüglich interessiren soll. Wenn es eine Beleidigung ist, zu sagen: dass Lafont seit dem letztem Jahre Fortschritte gemacht habe, so sey es wenigstens erlaubt es zu denken; die Vollkommen heit hat keine Gränzen für ihn. Mehr als je Meister seines Bogens und seiner Finger, verbreitete er über die von ihm gespielten Souvenirs du Simplon ein schwermüthigeres und zarteres Licht; er spielte vorher sein Concert aus A mit einer Begeisterung die selbst diejenigen, welche wissen was er leisten kann, erstaunen machte.

Moscheles durfte seinem würdigen Nebenbuhler nicht nachstehen, er hat sich zu derselben Höhe erhoben, mehr kann man nicht sagen. Der lebhafteste Enthusiasmus brach nach jeder Variation über seinen Militär-Marsch *) aus, die auf das Concert folgten: der erste Satz von ernster Art, ist gemildert durch ein Adagio von der lieblichsten Melodie. Die Phantasie hatte zum Thema die artige Arie: Quand on sait aimer et plaire. Ich werde nicht einmahl versuchen, die Wirkung zu analysiren, welche dieses Werk auf die Versammlung und auf mich machte; man weiss dass in Stücken dieser Gattung Moscheles das Geheimniss besitzt, ohne Verwirrung alle Style zu vereinigen, und vermittelst der Anwendung der gelehrtesten Modulationen, die Seele nach und nach mit allen Gefühlen zu bewegen.—

Darf ich wagen von dem Werke Beethovens, l’Hommage á l’harmonie zu reden? Moscheles spielte das Pianoforte, und unter solchen Fingern kann keine Musik langweilen *). Beethoven ist der vortrefflichste romantische Tonsetzer; wie die Urheber dieser Schule **), liebt er sich in Wolken ein zuhüllen, damit der Blitz blendender und göttlicher hervorspringe.

Für diess Mahl, fand ich zu viel Wolken: und dabey sangen auch die Chöre falsch***). Der Solo Gesang des Concerts ward sehr gut unterstützt, durch Galli, Nourrit Sohn und Prevost. Aber was sollen wir von Mdlle. Cinti sagen, die Mittel fand, nach Lafont’s Variationen und dem Schlusse einer langen Abend-Unterhaltung, zu bezaubern und zu entzücken? Sie kann sich Glück wünschen, dass sie in ihrem Vortheil nur der Phantasie von Moscheles, die alles beschloss, machstand!

Das Orchester, sehr geschickt von dem Herrn Launer dirigirt, verdient das grösste Lob.

*) Wahrscheinlich ist diess der uns bekannte Alexander-Marsch, der dort einen anderen Nahmen hat.

*) [second time] So beginnt das Urtheil über dieses Werk, doch es ist unserm Gefühle unmöglich die französischen Hommages bey-Gelegenheit  dieser Hommage d l’harmonie von Beethoven, zum Nachtheile des Letzteren weiter zu übersetzen. Wir sagen: Wenn in der Composition nichts läge, so würden keine Finger etwas hineintragen.

Wir lassen den Courrier weiter sprechen.

                                                                       D. R.

**) Comment ? Mais! Pourquo ?

***) Sie sangen falsch! Ce n’est pas sa faute !

                                                                      D. R.