n.d. March 1822

Ignaz Moscheles’ Second Concert

 

Rouen


Note: I could not locate any advertisements and reviews referring to the second concert.

Charlotte: …und ein zweites wird verlangt und gegeben. [AML I, 65.]

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Der Sammler. Ein Unterhaltungsblatt (June 25, 1822): 304.

[For the first concert] Moscheles hat zu Rouen ein Concert gegeben. Der Zulauf war so groß, daß viele Menschen nicht mehr in den Saal kommen konnten. Hr. Moscheles wurde gebethen, noch ein zweytes Concert zu geben.

23 March 1822

Vocal and Instrumental Concert by the Amateurs

 

Rouen: Hôtel de Ville, Grand Salle

Time: Evening, Seven o’Clock

Programme

Part I    
Symphony Haydn
French AirM. Noyrigat 
Piano Concerto  Mr. MoschelesMoscheles
French Air  M. Cassel 
Bass SoloM. Scrivaneck 
Part II    
Overture  
Piano Fantasia and Variations on the favourite
air ‘Au clair de la Lune’ with Orch. Accomp. (Op.50)
Mr. MoschelesMoscheles
DuetMM. Cassel, Noyrigat 
Horn SoloM. Corret 
Italian AirM. Cassel 
Free Piano FantasiaMr. Moscheles 
Principal Vocalists: MM. Cassel, Noyrigat
Principal Instrumentalists: MM. Corret, Scrivaneck, Mr. Moscheles

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Charlotte: Im März hält sich Moscheles 14 Tage in Rouen auf, wohin ihn einige einflussreiche Familien gelockt haben…Pape bringt selbst das beste seiner Instrumente aus Paris und die Karten zudem vorbereiteten Concert sind bald vergriffen…Natürlich schlugen sich die einflussreichen Freunde in’ Mittel und schliesslich gelang es ihnen, den missgünstigen Mann herumzubringen. Das Concert geht mit grossem Erfolg vor, sich, und ein zweites wird verlangt und gegeben. [AML I, 64-65.]

Moscheles: Aber ohne Plackerei und Lauferei geht’s doch nicht ab; dafür sorgen schon die Gottseibeiuns-Theaterdirectoren. Der biesige heisst van Ofen und verweigert seine Sänger. [AML I, 65.]

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Le Journal de Rouen (March 18, 1822): 4.

Nous sommes informés que M. Moschelès, célèbre pianiste, venant de Paris, où il s’est fait connaître par de nombreux succès, se propose de se faire entendre incessamment dans cette ville. Nous ferons connaître le jour où ce concert aura lieu, ainsi que le programme.

Le Journal de Rouen (March 19, 1822): 4.

CONCERT.

MM. Les Amateurs donneront, samedi prochain 23 mars, dans la grande salle de l’Hôtel-de-Ville, un Concert Vocal et Instrumental, dans lequel M. MOSCHELÈS, pianiste et compositeur de Vienne, fera entendre plusieurs morceaux de sa composition et une improvisation.

On commencera à sept heures.

On trouvera des billets d’entrée chez MM. JACQUEMIN, marchand de musique, rue Grand-Pont ; DESROQUES, aussi marchand de musique, rue des Carmes, et à l’Hôtel du Midi, rue des Charrettes.

Le Journal de Rouen (March 21, 1822): 4.

CONCERT.

MM. les Amateurs donneront, samedi prochain 23 mars, dans la grande salle de l’Hôtel-de-Ville, un Concert Vocal et Instrumental, dans lequel M. MOSCHELÈS, pianiste et compositeur de Vienne, fera entendre plusieurs morceaux de sa composition.

PROGRAMME.

Première Partie.—1o Symphonic d’Haydn. 2o Air français, chanté par M. Noyrigat. 3o Concerto de Piano, composé et exécuté par M. Moschelès. 4o Air français, chanté par M. Cassel. 5o Solo de Basse, exécuté par M. Scrivaneck.

Seconde Partie.—1o Ouverture à grand orchestre. 2o Fantaisie et Variations sur l’air favori au Clair de la Lune, pour Piano, composées et exécutées par M. Moschelès. 3o Duo chanté par MM. Cassel et Noyrigat. 4o Solo de Cor, exécuté par M. Corret. 4o [sic] Air italien, chanté par M. Cassel. 6o Improvisation au Piano, par M. Moschelès.

On commencera à sept heures et demie précises.

On trouvera des billets d’entrée chez MM. JACQUEMIN, marchand de musique, rue Grand-Pont ; DESROQUES, aussi marchand de musique, rue des Carmes, et à l’Hôtel du Midi, rue des Charrettes.

Le Journal de Rouen (March 23, 1822): 4.

CONCERT.

MM. les Amateurs donneront, aujourd’hui samedi prochain 23 mars, dans la grande salle de l’Hôtel-de-Ville [the rest is the same as issued in Le Journal de Rouen on March 21]

Reviews

Le Journal de Rouen (March 25, 1822): 3.

CONCERT DE M. MOSCHELÈS.

Le Concert donné avant-hier dans la grand’ salle de l’Hôtel-de-Ville par M. Moschelès, compositeur et pianiste de Vienne, avait attiré un concours d’auditeurs tel que nous n’en avions pas eu d’exemple depuis longues années. En nous rappelant que récemment encore deux artistes français, MM. Baillot et Tulou, dont la célébrité est devenue européenne, n’ont attiré dans le même lieu qu’un nombre assez borné de véritables amateurs, nous n’avons pas pu nous empêcher de nous demander si la cause de cette affluence existait dans la réputation de M. Moschelès, assez nouvellement établie en France, ou bien dans une disposition particulière de notre caractère, qui nous porterait généralement à rester indifférent sur ce qui nous appartient, et nous rendrait par contre coup trop faciles enthousiastes de tout ce qui nous arrive du dehors. Sans repousser entièrement l’influence de ces deux causes, nous avons cru en trouver une principale dans l’espèce même de l’instrument sur lequel M. Moschelès devait se faire entendre. En effet, l’étude du piano-forté est devenue aujourd’hui l’une des parties essentielles de l’éducation d’une jeune personne ; aussi la plus nombreuse et la plus brillante partie de l’assemblée se composait-elle de toutes les dames que leur rang et leurs talents font remarquer dans la société.

Nous devons nous hâter d’annoncer que cet empressement ne pouvait être mieux justifié, et que le résultat a passé toutes les espérances : le triomphe de M. Moschelès a été complet et mérité. Après l’avoir entendu, on doute encore de la possibilité de tirer un aussi brillant parti d’un instrument qui présente tant de difficultés. Mais c’est surtout dans l’improvisation sur un thème donné par une dame que M. Moschelès a excité une sorte d’enthousiasme : on ne savait lequel admirer le plus ou la vive imagination et la science profonde du compositeur, ou l’étonnante facilité d’une exécution qui n’a peut-être jamais été portée à un tel degré de perfection.

Nous croyons n’être que l’organe de tous les amateurs, et rendre un service réel à ceux qui n’ont pu jouir du beau talent de M. Moschelès, en invitant cet artiste à se faire entendre une seconde fois.

Le Journal de Rouen (March 26, 1822): 3.

Au Rédacteur.

Rouen, 26 mars 1822.

Monsieur,

Voici quelques réflexions que m’a suggérées la lecture de l’article inséré dans votre numéro d’hier, relativement au concert de M. Moschelès ; l’espère de votre impartialité que vous aurez la complaisance de les publier dans votre journal, parce que cet article m’a paru renfermer quelques assertions inexactes.

L’auteur de l’article recherche quelles causes ont pu déterminer l’empressement avec lequel une société aussi nombreuse que brillante s’est réunie pour entendre M. Moschelès, dont la réputation est assez nouvellement établie en France. Quoique récente, la réputation de cet artiste extraordinaire marche déjà l’égale des plus anciennes et des mieux affermies, si l’on rend justice à son immense talent ; et c’est précisément parce que les succès qu’il a recueillis partout étaient connus des amateurs qu’ils se sont fait un devoir d’accourir en foule pour lui payer le tribut de leurs applaudissemens.

Rouen, comme la France entière, est la patrie de tous les genres de talens de quelques pays qu’ils arrivent ; mais il n’est pas vrai de dire qu’on les accueille mieux parce qu’ils sont étrangers. Lorsque M. Baillot vint donner concert l’année dernière, il fut reçu avec l’enthousiasme qu’il excite toujours dans l’ame de ceux qui ont le plaisir de l’entendre ; il eut un auditoire très-nombreux, et j’affirmerais même aussi nombreux à peu de chose près que celui qui assistait au concert de M. Moschelès.

Quant à M. Tulou, que son talent a aussi placé au premier rang parmi nos artistes français, s ‘il n’a pas eu le même avantage, il ne faut en attribuer la cause qu’à l’époque peu favorable à laquelle il est venu, et ne pas y voir une indifférence à laquelle les applaudissemens qu’il a reçus sont la réponse la plus formelle.

Recevez, etc.                                                                                                     Un abonné.

Der Sammler. Ein Unterhaltungsblatt (June 25, 1822): 304.

Moscheles hat zu Rouen ein Concert gegeben. Der Zulauf war so groß, daß viele Menschen nicht mehr in den Saal kommen konnten. Hr. Moscheles wurde gebethen, noch ein zweytes Concert zu geben.

Allgemeine Theaterzeitung und Unterhaltungsblatt für Freunde der Kunst, Literatur und des geselligen Lebens (June 11, 1822): 280.

Moscheles gab in den letzten Tagen des Monat Märzes in Rouen Concerte, hierüber äußerte sich ein dasiges Journal folgender Massen. „Das gestern im großen Saale des Stadthauses von Herrn Moscheles gegebene Concert hatte ein Auditorium angezogen, wie wir seit langen Jahren kein Beispiel davon hatten. Wenn wir uns erinnern, daß nur noch kürzlich zwei ausgezeichnete französische Künstler, die Herren Baillot und Culon, deren Ruf in ganz Europa verbreitet ist, in demselben Saale viel weniger besuchte Concerte gaben, so mußten wir uns fragen, ob dieser große Zulauf, durch den doch erst seit so kurzer Zeit in Frankreich bekannten Ruf des Talents des Herrn Moscheles, oder durch unsere Sucht, alles Fremde eher, als das Unsrige, zu bewundern, hervorgebracht worden sey. Doch ohne darüber entscheiden zu können, glauben wir, daß es wohl eher dem Instrumente des Künstlers zuzuschreiben sey, das so allgemein verbreitet ist, daß es der gute Ton erfordert, daß jedes junge gebildete Frauenzimmer sich damit beschäftige; daher bestand auch der größte und brillanteste Theil der Versammlung in Damen, die Rang und Talent in die aus gezeichneteste Gesellschaft versetzt. Wir beeilen uns anzuzeigen, daß dieser Hörbegierde nicht besser Gerechtigkeit wiederfahren konnte und daß das Resultat alle Hoffnungen überstieg. Moscheles Triumph war vollständig und verdient. Nachdem man ihn gehört hat, begreift man nicht, wie es möglich sey, so viel Vortheil aus einem Instrumente zu ziehen, dessen Studium so unendlich viel Schwierigkeiten hat.“